Bourdais accuse certaines courses de lui tourner le dos

Bourdais : "Certaines courses décident de vous tourner le dos"
Bourdais : "Certaines courses décident de vous tourner le dos"

Défaillance de direction assistée entraîne la sortie de la Cadillac V-Series.R de Bourdais

Lors de l’édition 2026 des 24 Heures du Mans, la panne de direction assistée a contraint Sébastien Bourdais à ramener au garage la n° 38 Cadillac, éliminant ainsi la meilleure opportunité qu’il disposait depuis longtemps de décrocher la victoire.

Le pilote a précisé que l’incident est survenu à la sortie des stands, où la perte de direction a nécessité plusieurs minutes de manœuvre à basse vitesse, un temps jugé fatal selon les règles d’immobilisation du circuit.

Performance de la Cadillac V-Series.R et rôle de l’équipe Jota

La V-Series.R s’est imposée comme l’un des piliers techniques de la catégorie Hypercar, avec les n° 12, n° 38 et n° 101 occupant régulièrement les avant-postes de la compétition.

Sur la n° 38, l’alliance de Jack Aitken, Earl Bamber et Sébastien Bourdais a affiché une dynamique constante, la voiture se maintenant parmi les leaders jusqu’à la défaillance.

L’ingénierie de Jota, soutenue par le partenariat avec Cadillac, a permis à la machine de rivaliser avec les constructeurs européens tout au long de la course.

Parcours du Français sur le légendaire circuit

Âgé de 47 ans, Bourdais cumule 18 participations aux 24 Heures du Mans, incluant trois podiums (deuxièmes places) en 2007, 2009 et 2011, années où la Peugeot était dominante.

Ces résultats font de lui l’un des pilotes les plus expérimentés du paddock, même si une victoire en Hypercar reste insaisissable.

Il a reconnu que, compte tenu de son âge et de la rareté des opportunités constructeurs à ce stade de carrière, chaque appel au Mans revêt une importance majeure.

Déclarations du pilote et analyse de l’incident

« Tout était terminé », a déclaré Bourdais à la presse, précisant que la direction assistée a lâché « à la sortie des stands », le contraignant à pousser la voiture jusqu’au garage sans dépasser la minute critique imposée par le règlement.

Il a ajouté que la panne n’est attribuable ni à une erreur de pilotage, ni à une décision stratégique, mais à une défaillance hors de contrôle de l’équipe.

Dans un second propos, le pilote a souligné l’aspect impitoyable du Mans, rappelant que même les équipes les mieux préparées peuvent voir leurs espoirs anéantis par un incident mécanique mineur.

Perspectives et dernières remarques de Bourdais

Malgré la déception, Bourdais a insisté sur le caractère positif de la performance, qualifiant la voiture d’« incroyable » et saluant le travail de ses co‑pilotes.

Il a exprimé son désir de rester disponible pour d’éventuelles opportunités futures, mentionnant qu’il se considère comme « le dinosaure du plateau » et qu’il accepterait de revenir si un constructeur le sollicite.

En concluant, il a rappelé que la carrière d’un pilote comprend davantage de revers que de succès, et que chaque participation au Mans contribue à forger son héritage.

Sébastien Bourdais à bord de la Cadillac V-Series.R n°38, entouré d'Earl Bamber et Jack Aitken
La Cadillac V-Series.R n°38 en action sur le circuit du Mans