BMW, boosté par son doublé à Spa, veut dynamiser Le Mans

Après son doublé à Spa, BMW veut secouer Le Mans
Après son doublé à Spa, BMW veut secouer Le Mans

BMW mise sur la constance pour défier Ferrari et Toyota au Mans

Après avoir dominé le double de Spa‑Francorchamps, l’écurie BMW Team WRT s’engage dans les 24 Heures du Mans avec l’objectif explicite de viser le top 5, misant sur une stratégie plus audacieuse que celle de Ferrari et Toyota.

Un résultat à Spa perçu comme un avant‑goût de la Sarthe

Kevin Magnussen considère le succès à Spa comme un signal positif, soulignant que les deux circuits partagent de nombreuses similitudes, notamment la combinaison de virages rapides et l’importance de la gestion thermique.

Kevin Magnussen explique l'importance de la régularité pour la BMW au Mans

Les pilotes misent sur la régularité dans toutes les conditions

« L’essentiel, c’est la constance », affirme Magnussen, insistant sur la nécessité d’être performant tant par temps froid que chaud, sur les sections rapides comme les virages lents. Dries Vanthoor ajoute que la victoire ne peut être qu’une priorité, pas une simple place au classement.

« Nous devons être efficaces avec des pneus usés et bien franchir les vibreurs », précise le Dano‑Belge, soulignant que la fenêtre de performance doit s’élargir pour rester compétitive.

Stratégie agressive : l’ambition de René Rast

René Rast, pilote de la n° 20 aux côtés de Robin Frijns et Sheldon van der Linde, ne promet pas de podium mais affirme que l’équipe adopte une approche « assez agressive en matière de stratégie ». Il voit dans la flexibilité des choix de ravitaillement un moyen potentiel de surprendre Ferrari.

BMW M Hybrid V8 lors du pesage du 24 Heures du Mans

Enjeux techniques et perspectives de victoire

La BMW M Hybrid V8, classée LMDh, affronte les LMH de Ferrari et Toyota dont les trois dernières victoires ont été remportées par une LMH. Vanthoor espère que la première victoire d’une LMDh pourrait se concrétiser cette édition.

Chaque constructeur ajuste moteur, aérodynamique et logiciel ; ces différences créent un patchwork d’avantages qui se révélera au fil des heures de course.

Si la constance et la prise de risques calculée s’allient, BMW pourrait bien faire vaciller le trône occupé depuis trois ans par Ferrari, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle dynamique au sommet du WEC.