Le 113e Tour de France démarre ce samedi 4 juillet à Barcelone, offrant pour la première fois depuis 55 ans un contre-la-montre par équipe, avant d’emprunter cinq massifs, 3 321 km et 54 450 m de dénivelé positif.
Étape 1 – Barcelone → Barcelone (TTM équipe, 19,6 km)
Les coureurs franchiront la ville catalane avant de gravir une côte de 800 m à 7 % menant au Stade olympique, où chaque chrono individuel sera comptabilisé pour le classement général.
Analyse de Yoann Offredo : « Le contre‑la‑montre par équipe révèle immédiatement la capacité d’un leader à fédérer, à exploiter le meilleur de chaque coéquipier et à prendre un premier ascendant psychologique et physique. »
Étape 6 – Pau → Gavarnie‑Gèdre (montagne, 186,2 km)
Premier affrontement pyrénéen du parcours, les coureurs affronteront l’Aspin puis le Tourmalet, avant d’achever la journée sur la toute nouvelle montée de Gavarnie‑Gèdre, décrite cette fois comme globalement plus douce.
Analyse de Yoann Offredo : « Avec plus de 4 000 m de dénivelé, le col du Tourmalet côté La Mongie représente le segment le plus exigeant : 17 km à 7,3 % après l’Aspin, un véritable test pour les favoris. »
Étape 14 – Mulhouse → Le Markstein Fellering (montagne, 155,3 km)
Cette étape du Nord‑Est propose deux cols inédits, le Page et le Haag, sans répit après un départ plat de dix kilomètres, puis une succession de pentes abruptes qui empilent près de 4 000 m de dénivelé.
Analyse de Yoann Offredo : « Le massif, moins redoutable que les Alpes sur le papier, se révèle très difficile en pratique : routes escarpées, quasi aucune portion plate, aucune échappée sûre. »
Étape 16 – Évian‑les‑Bains → Thonon‑les‑Bains (contre‑la‑montre individuel, 26,1 km)
Unique chrono individuel du Tour, le parcours combine une montée de 9 km depuis le lac Léman, une descente rapide, puis une section plate de 10 km, offrant peu d’occasions de créer de gros écarts.
Analyse de Yoann Offredo : « Le profil est simple et rectiligne ; la descente ne comporte que peu de technicité, ce qui favorisera des coureurs comme Jonas Vingegaard à rester dans le match global. »
Étape 20 – Le Bourg d’Oisans → Alpe d’Huez (montagne, 170,9 km)
Considérée comme la « marche finale » du Tour, cette journée de 170 km inclut le Télégraphe (catégorie 1) puis trois hors‑catégorie : Croix‑de‑Fer, Galibier et enfin le col sauvage de la Sarenne, totalisant 5 450 m de dénivelé.
Analyse de Yoann Offredo : « C’est le défi le plus ardu jamais proposé : un long parcours alpin après trois semaines de course, avec un col de la Sarenne quasiment isolé, susceptible de décimer les sprinteurs et de transformer la dernière étape en véritable dessert indigeste. »
Étape 21 – Thoiry → Paris (plat, 133 km)
Après l’épreuve alpine, la dernière étape conduit les survivants vers les Champs‑Élysées, ponctuée d’un double passage par la butte Montmartre, offrant aux sprinteurs une ultime occasion de briller.
Analyse de Yoann Offredo : « Le passage par Montmartre, bien que controversé, apporte un spectacle complet et confirme la tradition du Tour, où la 21e étape devient la célébration finale sur la plus belle avenue du monde. »

En combinant un démarrage inédit, des cols mythiques et une ultime ascension alpine, le Tour 2026 s’annonce comme le test décisif qui pourrait remodeler la hiérarchie entre Pogacar, Vingegaard et les espoirs français.