Maximilian Günther transforme un départ 4ᵉ en 9ᵉ place dans la première course Formula E de Shanghai 2026
Le pilote allemand a perdu du terrain dès les premiers tours, mais a su conserver les points suffisants pour finir neuvième, tandis que Taylor Barnard a vu son espoir anéanti par une crevaison précoce.
Qualifications réorganisées sous la menace d’orage
Le service de course, anticipant des averses dès l’après‑midi, a avancé le programme du week‑end : les essais sont réduits à 30 minutes, les qualifications démarrent à 8 h et la course est prévue à 12 h au lieu de 15 h. Cette décision a permis de profiter d’un ciel clair avant que le soleil ne se voile.
Dans le premier groupe de qualifications, la chaleur a flirté avec 30 °C et l’humidité a alourdi l’air. Taylor Barnard a exprimé son inconfort face à ces conditions, rappelant son bon résultat à Sanya deux semaines plus tôt, mais il a été éliminé du quart de finale par quatre millièmes de seconde.
Le second groupe a vu Maximilian Günther inscrire le troisième meilleur temps, ce qui lui a assuré la quatrième place sur la grille de départ. Taylor Barnard, parti de la dixième position, a vu son départ compromis dès les premiers tours.

Course ponctuée de stratégies et d’un incident majeur
Le circuit de Shanghai, 3,01 km et 12 virages, exige une gestion énergétique rigoureuse, notamment parce que la zone d’activation du mode Attack se situe en sortie d’épingle, imposant un décalage de trajectoire.
Les premiers tours se sont déroulés sans incident notable jusqu’à ce que Barnard subisse une crevaison, le contraignant à un arrêt aux stands et le reléguant à la dernière place. Günther, quant à lui, a maintenu une position stable dans le top 5, adaptant son rythme aux variations de grip.
L’apparition d’une pluie tardive a transformé la piste en une surface glissante, confirmant la pertinence de la décision d’avancer le programme. Sous ces conditions détrempées, Günther a finalisé à la neuvième place, récoltant les points disponibles.

Analyse du tracé et des exigences techniques
- Longueur : 3,01 km, 12 virages, sections rapides favorisant la récupération d’énergie.
- Zone Attack : située en sortie d’épingle, obligeant à une sortie de trajectoire plus large que l’idéal.
- Gestion de l’énergie : essentielle en raison du faible potentiel de régénération sur ce circuit.
- Impact météo : l’humidité accrue a réduit le grip, accentuant la difficulté du pilotage en mode Attack.
Projections pour la seconde course du week‑end
La deuxième manche, annoncée avec une météo encore incertaine, se déroulera sans arrêt Pitboost obligatoire et offrira deux opportunités d’activer le mode Attack. Les équipes devront donc peaufiner leurs set‑ups pour maximiser la récupération d’énergie tout en conservant une adhérence fiable sur une piste potentiellement mouillée.
Les performances de Günther et les difficultés rencontrées par Barnard soulignent l’importance d’une stratégie adaptée aux aléas climatiques, un facteur qui pourrait redéfinir le classement général de la saison 2026.