Mondial-2026 à Mexico : victoire éclatante, fête malgré la cohue et les affrontements

Mondial-2026: à Mexico, la victoire et la fête malgré la cohue et les heurts
Mondial-2026: à Mexico, la victoire et la fête malgré la cohue et les heurts

Le Mexique a donné le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 en arrachant une victoire 2‑0 contre l’Afrique du Sud devant un public complet de 80 000 spectateurs au mythique stade Azteca.

Un match d’inauguration sous le signe de la ferveur nationale

Les joueurs mexicains, surnommés la « Tri », ont vu leurs chants d’encouragement se transformer en un chœur collectif d’« El Rey », symbole de l’identité culturelle du pays. Arturo López, 32 ans, a souligné à l’AFP que « l’enthousiasme autour de la Coupe du monde est très fort, un bon résultat compte tenu du contexte politique ». Le premier des 104 affrontements du tournoi a ainsi établi un ton compétitif dès les prémices.

À proximité du terrain, les porte‑drapeaux des 48 nations ont formé un cercle, prélude à l’interprétation de l’hymne officiel « DNA », mélange d’opéra et d’électro produit par David Guetta, confié à l’italien Andrea Bocelli et à la star K‑pop Ejae.

Une fan zone surchargée entre euphorie et confrontation

Le site dédié aux supporters, installé sur le Zócalo, devait accueillir 55 000 personnes mais a rapidement atteint sa capacité maximale, déclenchant des bousculades signalées par les journalistes de l’AFP. Des dizaines de supporters, coiffés de charros ou de coiffes autochtones, étaient arrivés dès 6 h30, pressés de pénétrer le périmètre.

Sur la grande avenue menant au stade, une imposante pancarte annonçait le « Boycott de la Coupe du monde de la FIFA 2026 », tandis que des enseignants en grève bloquaient partiellement la capitale, forçant le gouvernement à ériger des barrières métalliques autour du Zócalo.

Les débuts du match ont été marqués par une altercation entre manifestants, réclamant justice pour les disparus liés au trafic de drogue, et les forces de l’ordre. Les protestataires ont arraché des barrières d’accès, échangeant des coups avec les agents anti‑émeute.

Déploiement sécuritaire massif et réactions officielles

Autour du stade, la Garde nationale et des centaines d’agents en tenue anti‑émeute, incluant des policiers à cheval, surveillaient les flux de foule. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a affirmé que la situation était « sous contrôle », même si la tension persistait à l’entrée de la fan zone.

Sheree Toomes, une fan écossaise, a confié à l’AFP qu’elle était « effrayée par la présence de tant de forces de l’ordre », soulignant la différence avec le Royaume‑Uni où elle ne constate pas de telles dispositions militaires.

Lionel Huerta, serveur de 22 ans, a rappelé que les supporters venaient « voir la sélection mexicaine, la soutenir », appelant à mettre la politique de côté pendant les 90 minutes de jeu.

Cérémonie d’ouverture : un concert de cultures et de stars

La scène a d’abord présenté des danses traditionnelles et des costumes indigènes, illustrant l’unité et la diversité du pays. La pop colombienne Shakira a animé la soirée avec « Dai Dai », aux côtés du nigérian Burna Boy, mêlant afrobeat et rythmes caribéens.

Le concert a ensuite enchaîné avec le groupe mexicain Maná, le chanteur vénézuélien Danny Ocean, le collectif Los Ángeles Azules, le reggaetoner colombien J Balvin et la pop‑latine Belinda, avant que des feux d’artifice ne clôturent le programme.

L’ouverture de la Coupe du monde 2026, à la fois triumphante et contestée, montre que l’engouement sportif coexiste désormais avec une mobilisation sociale forte, préfigurant des enjeux au-delà du simple ballon rond.