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McNish et Suzuka : une passion intacte malgré les coups durs

McNish et Suzuka, une histoire d'amour malgré les coups durs

Suzuka : le circuit que même un crash à 69 g ne peut éteindre

Lors du Grand Prix du Japon 2002, Allan McNish a percuté le rail de sécurité du 130R à plus de 280 km/h, enregistrant 69 g, mais cet épisode violent n’a jamais altéré son attachement pour Suzuka, qu’il considère toujours comme son circuit favori.

Des débuts marqués par le développement du V12 Honda

Au début des années 1990, alors qu’il travaillait comme essayeur pour McLaren, McNish passait de longues journées dans les ateliers de Honda, scrutant chaque composant du moteur V12 japonais. Cette immersion technique a tissé un lien émotionnel avec le tracé de Suzuka, où il a ensuite testé les performances du nouveau power‑unit.

Performances en endurance, malgré des apparitions limitées

En FIA GT, il ne compte que trois participations à Suzuka : un podium en 1997 à bord d’une Porsche 911 GT1, suivi d’un décrochage en 1998 à cause d’une panne de boîte, puis une sortie de piste spectaculaire en 2002. Le duo McNish‑Dalmas‑Lamy‑Ortelli visait le top‑6 en 1997, mais la perte de dix minutes aux stands a compromis le résultat.

Selon le reportage d’Autosport, dès que McNish a repris le volant après la pause, son temps était comparable à celui du leader, prouvant que la vitesse était au rendez‑vous malgré les aléas mécaniques.

Le 130R modifié : un débat technique

Le pilotage du virage 130R, jadis célèbre pour son défi, a été revu en 2003, raccourcissant la trajectoire. McNish a exprimé son mécontentement, estimant que la suppression d’une portion du virage n’était pas la cause du crash ; il a pointé du doigt le manque d’appui aérodynamique de la Toyota et le timing de la traction.

Pour lui, le 130R conservait son exigence intrinsèque, comparable à l’Essai du Raidillon à Spa, qui a perdu de sa difficulté avec l’augmentation de l’appui des monoplace.

L’environnement culturel comme facteur d’attirance

Outre les courbes, la signalétique entièrement en japonais et les sentiers bordant le circuit offrent un caractère « romantique » à l’approche du tracé. McNish a rappelé que l’absence de modernisation radicale depuis sa construction préserve une authenticité rare dans le paddock mondial.

Dernières incursions japonaises et héritage

Après 2002, le pilote écossais a repris le Japon en WEC, concourant notamment à Fuji, mais il n’a jamais regagné Suzuka avant sa retraite en 2013. Ses trois victoires aux 24 heures du Mans et ses quatre succès aux 12 heures ne relativisent pas l’émotion suscitée par le circuit japonais, qui reste, à ses yeux, plus vivant que le Mans ou Sebring.

Allan McNish après sa sortie de piste à Suzuka en 2002
Allan McNish et son équipe avant une sortie de piste en 1998 à Suzuka

Le sérieux du pilote face aux défis techniques de Suzuka montre que la passion peut survivre à la plus violente des collisions, faisant de ce circuit un repère indélébile dans l’histoire du sport automobile.

McNish et Suzuka : une passion intacte malgré les coups durs
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