Un réglage d’aileron avant compromis entraîne un sous‑virage majeur pour Hamilton dès le départ
Lors du premier relais du Grand Prix de Grande‑Bretagne, Lewis Hamilton a dû lutter contre un excès de sous‑virage dû à une réduction d’appui sur l’aileron avant, rendant la monoplace difficile à tourner dans les virages lents et rapides de Silverstone.
Pole inattendue et sprint remporté par le septuple champion
Alors que les ingénieurs de Ferrari prévoyaient un déficit de six dixièmes face à Mercedes, le vendredi a offert à Hamilton une pole surprise pour le sprint, bouleversant les pronostics du week‑end.
Le sprint du samedi s’est soldé par une deuxième place pour le Britannique, avant que Kimi Antonelli ne s’impose en première position.
Leclerc prend le contrôle, Hamilton reste à la traîne
Charles Leclerc a exploité un premier relais parfait, dépassant Antonelli dès le premier tour et ouvrant un écart de dix secondes sur Hamilton, dont la voiture peinait à sortir du sous‑virage dans Village, The Loop, Stowe et Copse.
Dans la séquence Maggots‑Becketts‑Chapel, chaque seconde perdue à Copse a amplifié la perte d’adhérence, au point que Hamilton a crû voir apparaître du graining.

Analyse technique : perte d’appui à l’avant et réglages compensatoires
Selon Hamilton, “nous avions retiré trop d’appui, ce qui a généré un sous‑virage important dès le début de la course”. Il a donc tenté d’alléger la partie arrière en modifiant le différentiel et le frein moteur depuis le volant.
Dario Maraffuschi de Pirelli a souligné que le sous‑virage sollicite excessivement le train avant, augmentant l’usure sans générer de température supplémentaire, rendant ce réglage peu judicieux du point de vue pneumatique.
Impact sur le classement et perspectives
Leclerc a finalement déclaré : “Charles a fait un excellent travail et la magie de vendredi a disparu au fil du week‑end”.
Hamilton a ajouté que la pénalité de cinq secondes aux stands a aggravé la situation, le laissant à la troisième place du Grand Prix derrière son co‑pilote.
Ce week‑end montre que les ajustements d’appui restent cruciaux à Silverstone, où chaque degré d’appui modifie sensiblement la performance en sortie de virage.