Cal Crutchlow, 40 ans, a rebondi sur deux courses consécutives en MotoGP après un remplacement de dernière minute de Johann Zarco chez LCR Honda.
Un appel surprise à la rescousse
L’équipe italienne, dirigée par Lucio Cecchinello, a sollicité l’ancien pilote britannique lorsqu’une lésion du genou a cantonné Zarco. Malgré une absence de compétition depuis plus de deux ans et une blessure au poignet qui avait mis fin à ses essais privés, le club a misé sur la connaissance intime du pilote avec la structure.
Cal Crutchlow, dernier champion du Monde en 2016, était alors mixte « pilote essayeur » pour Yamaha, mais la situation d’urgence a justifié son retour au guidon d’une Honda RC213V.
Performances à Budapest
Lors du Grand Prix de Hongrie, le pilote a admis une perte de 16 secondes sur les trois premiers tours, se décrivant comme « un papy » en pleine remise en forme, mais a néanmoins limité l’écart à moins d’une seconde derrière le deuxième Honda après le premier secteur.
« Je ne suis pas là pour les points, je fais mon travail », a-t-il déclaré à l’arrivée, soulignant que le simple fait de finir la course valait déjà une victoire morale.

Inconstance et ajustements
Le pilote a pointé du doigt une irrégularité entre le premier secteur – son meilleur – et le dernier, attribuant la différence à une mauvaise gestion du virage 1 avec le réservoir plein. Il a aussi indiqué avoir perdu sept secondes au premier tour puis 17 secondes au cours des cinq premiers tours avant de stabiliser son rythme.
Contraintes physiques et adaptation
Une blessure à l’épaule survenue au Mugello, pendant le week‑end italien, a limité les entraînements, l’obligeant à privilégier le vélo comme activité principale depuis trois ans. Malgré cela, Crutchlow rapporte que son corps s’ajuste progressivement aux exigences du MotoGP.
« Je ne me fixe aucune attente, je me compare uniquement à moi‑même », précise-t-il, expliquant que chaque sortie sur le circuit lui permet d’affiner le ressenti et d’augmenter les vitesses de passage.
Prochaines échéances et ambitions
Le contrat de remplacement s’étend au moins jusqu’à Brno et Assen, offrant à Crutchlow une double occasion de mesurer son progrès. Il évoque un éventuel engagement de quatre ans, se comparant à « un bon vin » qui s’améliore avec le temps.
L’objectif affiché reste la constance : « Je veux être plus régulier, éviter les erreurs », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que la récupération d’une forme de compétition après deux années d’absence représente un défi rare.

Alors que les circuits de Brno et d’Assen approchent, chaque tour parcouru représente une donnée supplémentaire pour un pilote qui juge sa progression avant tout – et qui, à 40 ans, semble encore enthousiaste à l’idée de repousser ses limites sur la grille de départ.