La Suisse a brisé une attente de 72 ans en accédant aux quarts de finale de la Coupe du monde, après une victoire 4‑3 aux tirs au but contre la Colombie (0‑0 après prolongation).
Une qualification qui renoue avec 1954
En éliminant la Colombie, la Nati retrouve les huit dernières places du tournoi pour la première fois depuis le Mondial de 1954, où elle avait atteint le même stade. Le tir décisif de Gregor Kobel a permis de conclure la séance sans faute, assurant le sillage suisse vers la demi-finale.
Déclarations des joueurs et du coach
Denis Zakaria a salué le caractère historique de la performance, tout en soulignant la nécessité d’élever le niveau : « Ce n’était pas notre meilleur match, mais nous avons écrit l’histoire. Nous travaillerons pour faire encore mieux. »
Zeki Amdouni a exprimé son enthousiasme à l’idée de rencontrer Lionel Messi, ajoutant : « C’est un rêve de jouer contre lui. Nous espérons aller encore plus loin. »
Le sélectionneur Murat Yakin a rappelé l’importance de la concentration : « Le voyage continue, nous affrontons les champions en titre. Les deux derniers matches de l’Argentine ont montré des moments d’inattention, ce qui rendra la rencontre très intéressante. »
Prévisions pour le duel Argentine‑Suisse
Breel Embolo, attaquant du Stade Rennais, a mis en garde la Suisse contre une perte de concentration en fin de match, tout en reconnaissant la qualité de l’Albiceleste : « Affronter l’Argentine, championne du monde, c’est un des plus gros défis. Messi reste le meilleur joueur de tous les temps, mais nous ferons le maximum pour rendre sa tâche difficile. »
Les deux dernières confrontations de l’Argentine ont été : une victoire en prolongation contre le Cap‑Vert (3‑2) au tour des 16 et un rebond contre l’Égypte (3‑2) après avoir mené 2‑0 jusqu’à la 79ᵉ minute, montrant une capacité à résister sous pression.
Enjeux et perspectives
La prochaine étape impose à la Suisse de battre la championne en titre pour inscrire le meilleur parcours de son histoire. Un succès signifierait non seulement un exploit inédit depuis les années 50, mais également la création d’une nouvelle référence pour les futures générations.
En poursuivant son ambition, la Nati s’apprête à tester sa résilience face à une Argentine qui a déjà prouvé qu’elle pouvait se relever des déficits, promettant ainsi un affrontement où chaque action comptera.