Full Course Yellow à trois heures de la ligne d’arrivée : la malchance qui a éloigné Cadillac du podium
Le facteur décisif des 24 Heures du Mans 2026 a été le FCY déclenché à 3 heures de la fin, qui a coûté à la Cadillac V‑Series.R n° 12 près de 40 secondes, reléguant finalement la formation de Norman Nato, Will Stevens et Louis Delétraz à la quatrième place.
Chronologie du dernier arrêt au stand et impact du neutralisation
Alors que la Cadillac n° 12 tenait la troisième place derrière les deux Toyota, le Full Course Yellow a été initié suite à l’immobilisation d’une Aston Martin Vantage LMGT3. Faute de carburant, Nato a dû entrer en piste pour un ravitaillement d’urgence, mais la remise au vert a eu lieu dès son arrivée dans la décélération, le privant du bénéfice du ralentissement.
En revanche, la Toyota n° 7, qui a effectué son arrêt dans le même tour, a pu profiter du FCY pour réduire le temps passé aux stands. La Toyota n° 8 et la BMW n° 20, déjà arrêtées avant la neutralisation, n’ont perdu aucun temps supplémentaire.
Le règlement a ensuite contraint Nato à un arrêt complet au tour suivant, où il a cédé le volant à Stevens. Le Britannique est revenu en quatrième position, mais le déficit de 20 secondes face à la deuxième place a rendu toute tentative de retour sur le podium impossible.
Analyse de la performance de Cadillac et perspectives
Malgré l’abandon nocturne de la n° 38 pour une défaillance de direction assistée, la n° 12 a démontré une compétitivité notable, se maintenant dans les premiers rangs jusqu’aux dernières heures. Nato a toutefois estimé que la victoire aurait été hors de portée face à la supériorité de Toyota sur la gestion de la dégradation des pneumatiques en conditions chaudes.
« Nous aurions probablement fini deuxièmes, mais la distance gagnée – entre 25 et 40 secondes – nous a placés loin de la victoire, » a déclaré le Français. Il a ajouté que la performance globale constituait un progrès tangible par rapport à 2025, suggérant un retour solide l’an prochain.
En résumé, le FCY tardif a transformé une course d’attaque en une lutte désespérée contre le chronomètre, laissant Cadillac à la périphérie du podium malgré une performance allemande et française solide.
