Toyota veut reconquérir le titre des 24 Heures du Mans 2022 avec le TR010 Hybrid renforcé, selon le pilote suisse Sébastien Buemi.
Des heures d’ingénierie et les jokers techniques
Après trois éditions dominées par la Ferrari 499P, le constructeur japonais a exploité les jokers prévus par la réglementation pour pousser son prototype au maximum de la performance. Le TR010 Hybrid a ainsi reçu de multiples mises à jour, tant sur le groupe hybride que sur l’aérodynamique, afin de réduire l’écart de vitesse de pointe.
Buemi estime un rapprochement, mais Ferrari reste en tête
« Nous avons travaillé dur chaque saison, et les jokers nous ont permis d’extraire un peu plus de puissance », déclare Buemi, copilote de Brendon Hartley et Ryo Hirakawa. Il souligne que les gains se traduisent déjà en vitesse sur Imola et Spa, mais que « tout le monde a progressé, Ferrari garde un avantage conséquent, surtout en vitesse de pointe ». Son objectif : rester assez rapide au Mans, où la vélocité est indispensable pour prétendre à la victoire.
Le vainqueur suisse rappelle que l’an 2025 a été difficile, même si les choix stratégiques ont été solides. « Nous étions solides en course, mais au Mans il faut vraiment être rapide », insiste‑t‑il.
Les concurrents reconnaissent la montée en puissance
Le pilote Cadillac Sébastien Bourdais a admis que les deux premiers rounds de la saison laissaient « une impression de similitude de chronos », le poussant à classer Toyota parmi les favoris.

Si le championnat continue à niveler les performances, la bataille entre le TR010 Hybrid et la Ferrari 499P s’annonce féroce, chaque détail technique pouvant décider du sort de la manche finale au Mans.