Johann Zarco repart du Grand Prix d’Aragón avec une pénalité de deux passages dans la zone du long‑lap après la chute controversée du GP de Catalogne, décision validée par les commissaires malgré son affirmation ne pas avoir freiné de manière dangereuse.
Retour sur le circuit après trois mois d’absence
Le Français retrouve le MotoGP ce dimanche, mais il doit concilier remise physique, recherche de rythme et contrainte de deux tours de liaison supplémentaires imposés uniquement pour la course principale.
Les deux mois écoulés depuis l’incident ont permis aux médecins de lever les restrictions majeures, bien que Zarco reste conscient de quelques limites fonctionnelles.
Responsabilité retenue pour la chute du 12 juillet
Lors de la séance de qualification à Montmeló, le pilote a perdu le contrôle, entraînant une chaîne d’impact : Luca Marini et Francesco “Pecco” Bagnaia ont été mis à terre avant que la jambe de Zarco ne se coince dans la Ducati de Bagnaia.
Après audition, les juges ont conclu que la perte de maîtrise, et non un freinage excessif, constituait la faute principale, ce qui a justifié la sanction du long‑lap.
« Je n’ai jamais cherché à créer un holeshot », a déclaré Zarco aux médias, insistant sur le fait qu’il a freiné légèrement plus tôt que ses concurrents.
Le pilote accepte la sanction mais conteste l’interprétation du geste
Conscient d’avoir abandonné le contrôle de sa machine, Zarco ne remet pas en cause le principe de la pénalité, mais il insiste sur le fait que son intention n’était pas de prendre des risques inutiles pour gagner des places.
« Mon objectif n’était pas de jouer les héros, mais simplement de rester dans la course », a-t-il expliqué, ajoutant que le léger relâchement du frein aurait pu faire basculer la fourche.
Interdiction du holeshot device : un soulagement pour le pilote
Le règlement a évolué depuis la blessure de Zarco : le correcteur d’assiette avant, appelé « holeshot device », a été banni, limitant la capacité des pilotes à débloquer la moto dès le départ.
Zarco estime que cette mesure réduit le danger inhérent aux départs à haute vitesse, notamment sur le circuit de Barcelone où la première ligne est éloignée du premier freinage.
« Nous étions obsédés par le gain de quelques mètres au départ, ce qui a accentué le risque », souligne-t-il, regrettant que les équipes n’aient pas davantage protesté contre le système lorsqu’il était actif.


En résumé, le week‑end d’Aragón marquera le premier test de la résilience de Zarco : reprendre la compétition tout en surmontant la contrainte du long‑lap, dans un paddock où l’évolution du règlement continue de remodeler les stratégies de départ.