Luis Figo a exigé la démission immédiate de Gianni Infantino, qualifiant le président de la FIFA de « vil, trompeur et d’un égoïsme lâche » dans une tribune du Daily Mail publiée après le rejet par l’UEFA du projet de vendre les droits de la Coupe du monde.
Contexte du rejet des projets de commercialisation
L’UEFA, soutenue par la plupart de ses fédérations membres, s’est opposée fermement à l’idée de transformer la Coupe du monde en un actif financier à céder à des investisseurs privés. Cette prise de position a ravivé les critiques internes à la FIFA, dont le porte‑voix le plus retentissant est aujourd’hui l’ancien international portugais.
Les accusations de Figo à l’encontre d’Infantino
Figo reproche à Infantino de n’avoir jamais informé les membres des instances du football d’un tel plan, alors même qu’ils étaient réunis lors de la cérémonie d’ouverture de la dernière Coupe du monde. Selon le former Barça, le silence autour d’une société commerciale promettant un revenu de 30 millions de dollars par an démontrerait un dessein purement personnel.
Un appel au vote en mars 2027
À moins d’un an des élections prévues à Rabat, le 15 mars 2027, le former footballeur invite les électeurs à retirer le voile sur les « privilèges » d’Infantino. En partageant le hashtag #Infantinout sur X, il veut que la communauté du football montre que « il n’est pas trop tard pour sauver le sport, mais il est déjà trop tard pour sauver sa dignité ».
Réactions sur les réseaux et perspective
Le message de Figo a généré une vague de réactions sur les plateformes sociales, les anciens joueurs et les journalistes s’interrogeant sur l’impact d’une éventuelle destitution sur les projets de réforme de la FIFA. Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle du président suisse ne contredit les faits avancés, mais la pression monte alors que les clubs et les ligues demandent davantage de transparence.
Si la ferme opposition de Figo se confirme lors du scrutin de Rabat, la prochaine ère de la FIFA pourrait se définir sous le signe d’une gouvernance re‑centrée sur le jeu plutôt que sur les flux financiers.