À l’approche du contre-la-montre de la 4e étape, l’UCI a décrété un contrôle in‑situ des tenues des coureuses, ciblant spécifiquement les soutiens‑gorge rembourrés qui pourraient offrir un avantage aérodynamique.
Objectif du contrôle avant le départ de Gevrey‑Chambertin
Les équipes ont reçu un communiqué officiel rappelant l’article 1.3.032 du règlement UCI. Celui‑ci interdit tout accessoire modifiant la morphologie du corps, notamment au niveau de la poitrine, susceptible de réduire la résistance à l’air.
Chaque coureuse devra se présenter dix minutes avant le départ, dans une tente dédiée, afin que les commissaires vérifient l’absence de tout dispositif de « carénage thoracique ».
Ce que les observateurs recherchent
Les officiels sont particulièrement vigilants quant aux soutiens‑gorge à rembourrage dense, qui augmentent la surface frontale et pourraient donc diminuer le drag, surtout sur les portions plates du parcours.
Le premier départ est prévu à 14 h 51, la première concurrente franchissant la ligne de départ depuis la zone d’attente de Gevrey‑Chambertin.
Évaluation technique de l’avantage possible
Selon le professeur Bert Blocken, spécialiste en aérodynamique à l’université Heriot‑Watt, un « carénage thoracique » modifie le flux d’air autour du buste et amortit la pression sur les cuisses, réduisant ainsi la résistance globale.
Il précise que, si le gain n’est pas de l’ordre de dizaines de secondes, sur une épreuve de 20 à 30 km, une amélioration de quelques secondes peut s’avérer décisive pour le classement final.
Détails du contre‑la‑montre du 4 août et enjeux pour le maillot jaune
Le tracé de 21 km relie Gevrey‑Chambertin à Dijon, avec un premier segment de 1,8 km à 6,9 % dans la côte de Marsannay‑la‑Côte, suivi de neuf kilomètres majoritairement descendants.
Cette étape constitue le premier filtrage majeur parmi les prétendantes au titre, avant la dernière étape du 9 août à Nice.
La Norvégienne Sigrid Haugset, victorieuse de la 3e étape à Poligny, partira en maillot jaune, mais devra défendre sa position face à d’éventuels gains de quelques secondes générés par des tenues non conformes.
Le contrôle technique annoncé montre que l’organisateur ne laissera aucune zone d’ombre au sujet des innovations vestimentaires, accentuant ainsi la lutte pour chaque fraction de seconde.