Superbike : Flatrock, le Championnat du Monde a besoin de l’horizon US

FlatRock, Superbike

Dans l’année qui va commencer, le Superbike aura un centre de gravité presque entièrement européen. La seule étape en dehors du vieux continent sera celle d’ouverture à Phillip Island, en Australie, le dernier week-end de février. Les frontières des dérivés de la série se sont considérablement rétrécies en l’espace de quelques années : en 2019, pour ne citer qu’un exemple, le WorldSBK avait proposé cinq manches intercontinentales : Australie, Thaïlande, États-Unis, Argentine et Qatar. Le promoteur Dorna a déjà promis qu’en 2025 le calendrier s’élargirait à nouveau. L’une des options envisagées est le retour aux États-Unis. Nous parlons du plus grand marché de motos de sport au monde, donc une opportunité qui serait extrêmement bienvenue par les constructeurs impliqués dans le championnat du monde.

Un lien très étroit

Le Superbike a concouru vingt fois aux États-Unis. Il s’est arrêté sur la piste de Brainerd, dans le Minnesota, à trois reprises au cours de l’ère pionnière (1989-91). Par la suite, le Championnat du Monde a atterri à Laguna Seca, où se sont déroulées dix-sept éditions, la dernière en 2019. Le mariage a pris fin en raison des difficultés économiques des organisateurs locaux, à la suite de conflits avec le promoteur Dorna. L’hypothèse d’un retour aux montagnes russes californiennes est assez improbable, même si Laguna Seca a récemment été encore modernisée et a changé de direction. L’option la plus concrète actuellement sur la table est Flatrock, un nouvel hippodrome actuellement en construction dans le Tennessee. Il sera achevé à la mi-2024 et pourrait donc être un candidat valable pour entrer dans le calendrier de la saison suivante.

Une cathédrale dans le désert ?

Le Tennessee, dont les villes les plus importantes sont Nashville et Memphis, n’est pas un État à forte vocation automobile, mais avec la création d’une usine de cette taille, il pourrait le devenir. Le projet est un travail en cours et sur le papier, il semble impressionnant. La piste principale « Endurance » sera utilisée pour les activités de piste d’essai pour les amateurs, mesurant 9,5 kilomètres et comportant 34 courbes. La configuration Gran Prix, en revanche, est nettement plus courte : 4,2 kilomètres. Le projet a été confié à l’Allemand Hermann Tilke, qui aux États-Unis a déjà construit le circuit d’Austin, au Texas, qui accueille depuis des années la F1 et le MotoGP. Sur la photo d’ouverture, le pdf du projet, avec toutes les installations de service.

Focus MotoGP

L’intention des propriétaires est d’obtenir l’approbation FIM la plus élevée, c’est-à-dire celle qui lui permet également d’accueillir le MotoGP. L’élargissement des frontières aux États-Unis est évidemment aussi dans l’intérêt de la classe supérieure, dans le sillage de ce que fait la Formule 1, qui y organise trois GP. Mais commencer par le Superbike serait déjà un excellent début.