Carlos Sainz dénonce la perte de plaisir en qualifications à Spa sous les règles 2026
Lors des qualifications du Grand Prix de Belgique, le pilote espagnol de Williams a affirmé que les nouvelles restrictions énergétiques étouffent la dynamique des monoplaces, rendant les tours de qualification « bien moins divertissants » que l’an passé.
Des contraintes énergétiques qui plombent les vitesses sur les courbes emblématiques
Sur le secteur Blanchimont, les voitures chutent d’environ 50 km/h dès la sortie du virage, conséquence directe d’une réduction du MGU‑K. De même, le double gauche de Pouhon voit une perte de vitesse estimée à 40 km/h, les équipes limitant volontairement la puissance pour éviter le manque d’énergie en fin d’accélération.
En comparant le pole de Lando Norris en 2025 avec celui de Kimi Antonelli en 2026, on constate que les monoplaces actuelles ne parviennent plus à exploiter pleinement les lignes droites, même après les ajustements appliqués à Miami.
« Nous ne voulons pas continuellement dénigrer notre sport, mais les performances à Spa sont clairement en berne », a déclaré Sainz, qui préside le GPDA.
Il anticipe un premier tour « délicat », notamment sur le Raidillon où l’aérodynamique active devrait resserrer les pelotons, et se place à la 14e position aux côtés de Norris, pénalisé après le troisième meilleur temps.

Lewis Hamilton confirme les lacunes signalées par le pilote espagnol
Interrogé sur les remarques de Sainz, le quadruple champion a reconnu que les équipes avaient « tout de suite » identifié les problèmes, soulignant que les voitures restent impressionnantes dans les virages mais perdent en attractivité sur les longues lignes droites.
« Quelqu’un a pris la mauvaise décision et il est toujours en poste », a-t-il ajouté, rappelant les critiques mesurées formulées dès le début de la saison.

Les deux pilotes convergent vers la même conclusion : la réglementation actuelle freine la compétitivité et nécessite des ajustements avant la prochaine saison.
Un premier tour serré à Spa, conjugué à des performances énergétiques limitées, risque de transformer la course en un véritable test d’intelligence et de stratégie.