Le 18 juillet 2026, Borja Iglesias, buteur du Celta Vigo, devra serrer la main du président américain Donald Trump lors de la cérémonie de remise du trophée de la Coupe du Monde, alors que l’Espagne affronte l’Argentine en finale.
Une remise de trophée hors du commun
Conformément aux instructions de la FIFA, le protocole prévoit que le chef d’État des États‑Unis, présent comme représentant du pays hôte, remette le ballon d’or au vainqueur. Iglesias, nommé remplaçant dans la sélection, a confirmé qu’il respectera la procédure, même si la présence de Trump suscite des interrogations parmi les joueurs et les supporters.
L’engagement politique d’Iglesias
Outre ses performances sur le terrain, le footballeur de 33 ans s’est illustré par des prises de position contre le racisme, l’homophobie et les abus de pouvoir au sein de la fédération espagnole, notamment lors de l’affaire Rubiales‑Hermoso en 2023. Il a également soutenu les manifestations pro‑palestiniennes, affichant ainsi une volonté de mêler sport et conscience citoyenne.
Réactions et portée médiatique
Interrogé par le magazine Panenka, le joueur a déclaré ne «pas vouloir créer de polémique», tout en soulignant qu’il espère que le moment de la remise de trophée «passe très vite» afin de limiter les réactions publiques. Son humour – «Je n’ai pas envie d’aller en prison (rires)» – a été noté, même si la situation reste délicate pour les instances du football.
Le match final dévoilera non seulement le champion du monde, mais aussi l’écho d’un message sociétal porté par un joueur qui ne recule devant aucune cause.