Roland-Garros : Diane Parry se sent chez elle, un triomphe émouvant

Roland-Garros: grande fan du PSG, Parry n'a pas du tout envie de jouer en même temps que la finale contre Arsenal
Roland-Garros: grande fan du PSG, Parry n'a pas du tout envie de jouer en même temps que la finale contre Arsenal

Après six éliminations consécutives au troisième tour du Grand Chelem, Diane Parry a enfin dépassé ce seuil en battant l’Américaine Li (tête de série 30) puis Anisimova (classement 6 monde) sur le court central de Roland‑Garros.

Un déclic mental soutenu par l’encadrement

Julie Coin, coach de la Française et ancienne joueuse classée 60 e mondiale, décrit une progression de confiance : « Parry a compris que la pression d’Anisimova pouvait être gérée, qu’elle possédait les armes techniques et mentales pour la vaincre. » L’entraîneuse souligne également que l’ancienne quête du « beau tennis » a laissé place à une approche plus pragmatique, où chaque jeu moyen se transforme en solution, même au prix d’un geste inhabituel.

Le passage d’une main au revers à deux a renforcé le sentiment de « cocon » du joueur sur le Central, tandis que la réussite à Melbourne 2024 contre Mirra Andreeva, où Parry a mené 5‑2 au troisième set avant de perdre, a été citée comme leçon formatrice pour surmonter les moments décisifs.

Roland‑Garros, terrain familier

Originaire de Nice mais élevée à Boulogne‑Billancourt, la joueuse évolue à quelques minutes du stade de Roland‑Garros. « Les repères familiaux et l’appui du public créent un avantage psychologique considérable, » précise Coin.

Le court Philippe‑Chatrier, qualifié de « jardin », a déjà porté deux victoires majeures à Parry. Elle espère que le soutien des supporters continuera à influencer les échanges, comme l’attestent ses déclarations « le Central me porte bonheur ».

Enjeux du huitième de finale

Parry affrontera la Polonaise surprise Maja Chwalinska (rang 114 WTA) en huitième de finale. La dynamique du tirage donne à la Française l’opportunité de renforcer son classement, avec une progression prévue d’au moins 38 places après le week‑end.

Un atout supplémentaire : le mari de Julie Coin entraîne Alice Ramé, qui a déjà observé Chwalinska en qualification, offrant à Parry des informations tactiques précieuses. En cas de victoire, le tableau ouvre la porte à un éventuel quart contre Ekaterina Potapova (tête de série 28) ou Veronika Kalinskaya (tête de série 22).

Le contraste entre les débuts difficiles et la confiance actuelle montre que Parry a désormais les clés pour transformer chaque passeport en avancée concrète, avec le Central comme catalyseur.