McLaren défend la décision d’appeler Oscar Piastri aux stands lors du Grand Prix de Hongrie 2026
Après la seconde escale de sa monoplace, le directeur d’équipe Andrea Stella a expliqué que l’ordre d’arrêt de Piastri répondait à la nécessité de contrer la stratégie d’undercut de Ferrari, même si le pilote australien a manifesté son mécontentement à l‑émission radio.
Enjeux tactiques sur le Hungaroring
Avec la MCL40 récemment remise à niveau grâce à un nouveau plancher plat, McLaren visait sa première victoire de la saison 2026. Dès les qualifications, Lando Norris a perdu la position de pole en virage 2, tandis qu’Oscar Piastri, parti de la troisième rangée, a grimpé en tête au départ après plusieurs pénalités.
Sur un circuit où le dépassement nécessite un écart de pneus important, la pression s’est rapidement installée. Dès le premier tour, Norris a tenté de pousser Piastri, mais le pilote australien a clairement indiqué au micro qu’il aurait pu aller plus vite si la trajectoire était dégagée.
Choix de la séquence d’arrêts et réaction de l’équipe
Lorsque le leader Lando Norris a sollicité son arrêt, le responsable de la boîte de vitesses, Will Joseph, a rappelé la règle de priorité : la voiture la mieux placée doit être servie en premier. Piastri, qui menait grâce à un dépassement propre, a donc obtenu le droit d’entrer aux stands avant Norris.
Le moment coïncidait avec un arrêt de Lewis Hamilton, dont la stratégie d’undercut menaçait de le placer devant les deux McLarens. Stella a déclaré que l’équipe devait « réagir » pour éviter que Hamilton ne prenne l’avantage, même si cela signifiait sacrifier temporairement la position de Piastri.
Après le ravitaillement, Piastri a regagné quatre secondes d’avance, mais une combinaison de trafic derrière lui et d’air propre pour Norris a permis à ce dernier de réaliser un overcut inattendu et de prendre la tête.
Déclarations de Piastri et perspective de McLaren
Visiblement irrité, Piastri avait crié à l’encontre de Carlos Sainz, puis tourné son agressivité vers son équipe, déclarant avec sarcasme qu’il « appréciait la prise en compte » de la décision. Dans les minutes qui ont suivi la course, il a reconnu que son commentaire était né d’un moment de colère et qu’il comprenait la contrainte stratégique imposée par l’équipe.
Stella a souligné que, dès que la situation a évolué, les ingénieurs ont évalué « toutes les options », incluant la possibilité de laisser Norris créer un écart avant d’échanger les places en fin de manche si McLaren détenait le double podium. Selon lui, Piastri méritait de disposer d’une opportunité de victoire après avoir mené les premiers tours de façon régulière.
L’abandon ultérieur de Piastri, provoqué par une défaillance de boîte de vitesses, a confirmé que la décision d’appeler les deux pilotes aux stands n’était pas anormale dans le contexte de gestion globale de la fiabilité.

Conclusion
La gestion des arrêts de McLaren à Budapest illustre la tension permanente entre la protection du leader et la nécessité de répondre aux mouvements de la concurrence, une dynamique qui continuera de façonner les décisions d’équipe tout au long de la saison.