Prodrive envisage un nouveau projet Hypercar
David Richards confirme que Prodrive analyse sérieusement la possibilité de s’associer à un constructeur pour concourir à nouveau en prototype au plus haut niveau, notamment aux 24 Heures du Mans. Le groupe, déjà présent en LMGT3, considère le contexte actuel de l’endurance – très concurrentiel et très médiatisé – comme « très séduisant ». Aucun calendrier n’est encore annoncé, mais plusieurs pistes seraient étudiées.
Les exigences financières d’une catégorie en plein boom
Selon Richards, la popularité accrue de la catégorie Hypercar a entraîné une hausse des coûts inattendue. « C’est plus cher que je l’avais imaginé, la compétitivité oblige chaque constructeur à investir davantage », a-t-il déclaré. Cette augmentation provient de la concentration de constructeurs capables de rivaliser, ce qui pousse les budgets au plafond.
Le cycle historique des constructeurs en endurance
Richards rappelle que le nombre moyen d’écuries engagées dans les championnats d’endurance tend à se stabiliser autour de trois. Lorsque la grille dépasse six ou sept équipes, les moins performantes sont contraintes de quitter la série, tandis que la réduction à deux ou trois ouvre de nouvelles opportunités pour d’autres marques. Il cite les récents retraits de Lamborghini du WEC et de l’IMSA, la fin du programme Acura ARX‑06 et le départ de Porsche du WEC vers l’IMSA comme illustrations de ce phénomène cyclique.
Perspectives et risques d’un retour prototype
Le dernier prototype de Prodrive, l’Aston Martin AMR‑One présenté en 2011 aux 24 Heures du Mans, demeure son unique expérience à ce niveau. Le dirigeant souligne que, si le régime actuel favorise les collaborations, la durabilité de la participation dépendra des résultats sportifs et financiers. « Les constructeurs se précipitent dès qu’une nouvelle réglementation apparaît, mais ils abandonnent dès que la victoire devient difficile », conclut‑il.
Prodrive se trouve donc à la croisée des chemins : capitaliser sur un marché en pleine expansion ou attendre qu’il se régule naturellement, comme l’histoire l’a souvent montré.
