Éliminé en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, le Brésil a brisé une série de succès qui remontait à 1990, signant l’une des performances les plus critiquées de l’histoire récente de la Seleção.
Statistiques alarmantes
La possession moyenne de la balle s’est arrêtée à 35 % – le pire total depuis le mondial de 1966 – et les tirs cadrés ont fortement diminué, reflétant une incapacité à créer des occasions nettes. Le duo Bruno Guimarães et Endrick a concrétisé ces faiblesses : un penalty raté en première période et un face‑à‑face manqué en seconde ont alimenté les critiques.
Le journal brésilien O Globo a souligné que, malgré un match offensif de la Norvège, le souvenir dominant sera la débâcle du Brésil, confirmant la perte de confiance du public dès le coup de sifflet final.
Le contrat d’Ancelotti et les enjeux financiers
Engagé en mai 2025, Carlo Ancelotti perçoit 5 millions de reais par mois (environ 900 000 €) et aurait perçu une prime de 5 millions d’euros si le titre avait été remporté, selon Estadao. Son mandat, déjà prolongé jusqu’à la prochaine Coupe du monde en 2030, impose une période de reconstruction de quatre ans, à l’heure où la presse locale décrit son arrivée comme « l’improvisation qui n’a pas fonctionné ».
La Folha de São Paulo rappelle que l’entraîneur italien, malgré son palmarès, doit désormais bâtir un collectif cohérent, en compensant l’absence définitive de Neymar et la retraite annoncée de plusieurs cadres expérimentés.
Perspectives et réactions
Lors de la conférence de presse post‑défaite, Ancelotti a déclaré que la sortie prématurée ne constituait pas la conclusion, mais le début d’un nouveau cycle : « Nous devons travailler, car la Seleção n’a pas fourni une bonne Coupe du monde ». Le média O Globo a immédiatement publié une analyse projetant la prochaine édition du tournoi, y compris le calendrier et le lieu, tout en notant l’éventuelle mutation du staff technique.
En définitive, le scandale statistique et le poids économique du contrat d’Ancelotti placent la Seleção dans une situation que les dirigeants espèrent transformer en un chantier de renouveau, avant de viser à nouveau les sommets du football mondial.