Pression des pneus : la règle demeure malgré l’arrivée d’un nouveau fournisseur
Selon Giorgio Barbier, directeur de la compétition moto chez Pirelli, la contrainte de pression minimale, instaurée en 2023, restera en vigueur dès la saison 2027, même si la MotoGP change de partenaire pneumatique.
Podiums révoqués : le cas Joan Mir et Maverick Viñales
Après le Grand Prix de Catalogne, Joan Mir a quitté le podium à la seconde place, avant que les commissaires ne constatent une pression frontale insuffisante, le reléguant finalement à la treizième position.
Un an plus tôt, Maverick Viñales avait vu son deuxième rang à Austin annulé pour la même infraction, la sanction intervenant plus d’une heure après la remise des trophées.

Fonctionnement de la règle de pression
Le règlement oblige les pilotes à maintenir au moins 1,80 bar à l’avant (1,68 bar à l’arrière) sur 60 % des tours lors d’une course principale, et sur 30 % des tours en sprint. En cas de non‑respect, 16 secondes sont ajoutées au temps de la course, ou 8 secondes en sprint.
Les contrôles interviennent après la fin de la manche, ce qui explique pourquoi un coureur peut perdre son podium après la cérémonie officielle.
Réponse de Pirelli et perspectives techniques
Pirelli souligne que ses futures compositions offrent une plage de fonctionnement plus large, réduisant la sensibilité aux variations de pression. « Nos pneus ne changent guère de comportement entre 1,4 bar et 2,0 bar », explique Barbier, qui ajoute que cette flexibilité pourrait éliminer les risques de sanctions.
Il insiste toutefois sur le respect du partenaire actuel, Michelin, rappelant que la règle a été adoptée en collaboration avec la Dorna pour éviter des dangers liés à une pression trop basse.

Conséquences sur l’image du championnat
L’apparition de « podiums fantômes » ternit la perception du public et des équipes, selon les déclarations de Honda et les retours du paddock. Pirelli reconnaît que la perte d’un podium après la ligne d’arrivée est inacceptable et surveillera l’impact des nouvelles constructions pneumatiques.
En attendant, la règle de contrôle de pression restera appliquée, la fédération évaluant son éventuelle suppression uniquement si les prochains pneumatiques prouvent une stabilité suffisante.