Le test de Brno a confirmé que les pneus Pirelli, qui succéderont à Michelin pour la saison 2027 du MotoGP, offrent des caractéristiques si différentes que les pilotes anticipent déjà des surprises majeures.
Première prise de contact sur le circuit de Brno
Lors de la séance du lundi, l’ensemble du peloton titulaire a pu monter sur les motos 2027 équipées des nouveaux pneumatiques. L’objectif était double : évaluer les fourmis techniques de la prochaine génération et ressentir la dynamique propre aux compositions en caoutchouc de Pirelli.
Le visuel présenté ci‑dessous montre l’un des pneus testés, dévoilé par le fabricant italien.

Un comportement opposé à celui de Michelin
Joan Mir, champion du monde 2020, a décrit le ressenti comme « complètement l’inverse » de ce que procure la gomme Michelin : le pneu arrière génère davantage de mouvements, imposant un style de pilotage plus souple et réactif.
Álex Márquez, vice‑champion 2025, a observé que « les mouvements proviennent surtout des pneus », soulignant ainsi la transition majeure que chaque équipe devra gérer quand le changement de fabricant sera effectif.
Adaptation des pilotes : entre surprise et opportunité
Augusto Fernández a expliqué que le changement de gomme l’a contraint à « réfléchir une seconde à où il se trouve », rappelant que les deux marques ne se comportent pas de la même façon, surtout durant les premiers tours cruciaux.
Toprak Razgatlıoglu, habitué aux Pirelli en WorldSBK, a trouvé le pneu avant « trop proche d’une Superbike », vantant un grip « incroyable », tout en signalant que l’arrière reste à affiner.
Au global, les retours convergent vers une nécessité d’ajustement rapide : les pilotes qui sauront exploiter la marge de progression du nouveau composé gagneront un avantage non négligeable dès le premier week‑end de course.
Alors que la saison 2027 approche, le passage aux pneus Pirelli introduit une variable supplémentaire qui pourrait bien remodeler les stratégies de pilotage dès les qualifications.