Esteban Ocon, pourtant bien parti en tête de course, a vu son effort s’évanouir rapidement, reléguant la Haas 2026 à la dizaine des meilleures écuries du championnat.

Une saison qui démarre sous les projecteurs
Après six épreuves, la traction américaine affichait 21 points, un total respectable qui la positionnait au douzième rang du classement général. Ce départ solide laissait présager une lutte viable pour les points, surtout à l’instar des équipes nord‑américaines désireuses de dépasser les géants européens.
Des performances en berne dès le Grand Prix de Monaco
Depuis la course de Monaco, aucun point n’a été ajouté au palmarès de Haas, et Ocon, désormais classé seizième au classement des pilotes, ne dépasse plus que les voitures péniblement lentes de Williams. L’écart avec les Aston Martin qui, avant la séance hongroise, occupaient la dernière place, s’est creusé alors que les Britanniques ont bénéficié d’une série d’évolutions techniques.
Le verdict d’Ocon et les exigences techniques
« Course difficile », a déclaré le pilote français à Canal+, rappelant son triomphe au Grand Prix de Hongrie 2021 avec Alpine. Il a souligné un départ prometteur – douzième à la fin du premier tour, partant quinzième sur la grille – mais a constaté une incapacité à conserver la position devant les voitures plus rapides.
« Nous dégradons les pneus trop rapidement, la glisse est excessive et le rythme manque. Il faut des mises à jour dès que possible », a insisté Ocon, ajoutant que la constance des pièces serait la clé pour éventuellement stabiliser la performance du week‑end. Selon lui, la carrosse souffre d’un déficit d’appui aérodynamique et de puissance brute, deux leviers indispensables pour rivaliser avec les leaders du paddock.
Classement des constructeurs : un fossé qui se creuse
Au tableau des constructeurs, Haas occupe la septième place, mais traîne 40 points derrière Alpine, son principal concurrent. Le déficit se confirme chaque course, alors que les Audi, à 12 points d’écart, gravissent les rangs grâce à la neuvième place de Nico Hülkenberg dimanche dernier.
Le constat est sans appel : sans une accélération du rythme de développement, la team américaine risque de rester figée dans la partie basse du classement, tandis que les rivaux renforcent leurs programmes aérodynamiques et motorisés.
La saison 2026 force donc Haas à repenser son approche engineering dès les prochains essais, afin d’éviter une chute définitive dans la hiérarchie du championnat.