Le 17 juin 2026, Eric Roy, ancien entraîneur du Stade Brestois, a succombé à un cancer du pancréas à l’âge de 58 ans.
Une cérémonie empreinte de dignité à la cathédrale Sainte‑Réparate
Le mardi suivant, Olivier Echouafni, qui avait entraîné Roy chez les Aiglons de Nice en 2010, a conduit une messe sobre, respectueuse et conforme aux exigences du défunt. La petite place Rossetti, juste à l’extérieur de la cathédrale, a accueilli une foule composée de joueurs actuels – Bradley Locko, Ludovic Ajorque, Hugo Magnetti – et d’anciens représentés tels que Kenny Lala, Mahdi Camara ou Jordan Amavi. Malgré la chaleur estivale, la présence massive a souligné la forte connexion entre le coach et la communauté brestoise.
Omar Da Fonseca, consultant foot chez beIN Sports, a qualifié le moment « digne, respectueux et carré, tout ce qu’Eric aimait », tandis que Jérôme Alonzo a déclaré ne pas vouloir être triste, rappelant le secret préservé autour de la maladie.
Le secret de la maladie préservé par l’entourage
Depuis plus de trois ans, Roy affrontait silencieusement son cancer. Sur le banc du Stade Brestois, notamment lors des soirées de Ligue des champions, il a masqué toute souffrance, ce que Jérôme Alonzo explique par une « apparence froide » qui décourageait les approches.
Selon le gardien retraité et ami proche, Jérôme Alonzo, le fait que les médias et la presse n’aient pas divulguer le diagnostic a permis à Roy de travailler dans la sérénité nécessaire pour sauver le club de la relégation.
Brendan Chardonnet, à RMC, a rappelé que même le capitaine du vestiaire, présent aux obsèques, était conscient de la détérioration de l’état de santé dès les premiers signes.
Parcours, valeurs et legs du coach brestois
Né à Nice en 1967 d’un père footballeur, Roy signe son premier contrat professionnel en 1988 avec le Gym. Après une retraite en 2004, il entame une carrière d’entraîneur qui le conduit d’abord à Nice avant de rejoindre le Stade Brestois.
Alain et Jacky Charpentier, deux frères niçois ayant côtoyé Roy chez les Aiglons, le décrivent comme « humble, courtois, gentil et serviable », des qualités qui ont laissé une empreinte indélébile sur les joueurs et le staff.
Le dernier hommage a été ponctué par l’hymne européen retentissant dans la cathédrale, suivi d’applaudissements prolongés, symbolisant le respect d’un entraîneur qui a mené Brest vers la phase éliminatoire de la Ligue des champions.
Le départ d’Eric Roy rappelle la rare capacité d’un entraîneur à conjuguer discrétion médicale et succès sportif, une combinaison qui a façonné l’histoire récente du football brestois.