Le Canada a refusé le visa à Thomas Partey, milieu de terrain ghanéen, l’empêchant ainsi de disputer le premier match du groupe contre le Panama à Toronto le 17 juin 2026.
Une décision prise en dehors du cadre de la FIFA
Dans un communiqué publié le 12 juin, la FIFA a précisé que la fédération ne gère pas les formalités d’immigration des pays‑hôtes et que « c’est le gouvernement du pays qui décide qui reçoit un visa ». L’entité a donc limité son rôle à l’information, sans intervenir dans le processus de délivrance canadien.
Les autorités canadiennes, sollicitées par l’AFP, ont refusé de confirmer le rejet, invoquant l’impossibilité de communiquer sur des dossiers individuels.
Un visa octroyé par les États‑Unis
Arrivé avec la sélection ghanéenne à la Bryant University de Boston, Thomas Partey a toutefois obtenu un visa américain, lui garantissant la participation aux rencontres suivantes du groupe : le duel contre l’Angleterre à Boston et l’affrontement contre la Croatie à Philadelphie.
Cette différence de traitement entre le Canada et les États‑Unis ouvre la voie au maintien du joueur dans la compétition, malgré l’obstacle initial au stade d’ouverture.
Procès prévu et implications sportives
Ancien d’Arsenal et actuellement à Villarreal, Partey fait face à sept chefs d’accusation de viol et un chef d’agression sexuelle, reprochés par quatre femmes entre 2020 et 2022. Le jugement est programmé pour 2027.
En dépit de ces accusations, la FIFA n’a pas exclu le joueur, stipulant que tant que le procès n’est pas conclu, aucune sanction disciplinaire n’est appliquée. Ainsi, le milieu de terrain de 32 ans reste éligible pour les matchs de groupe du Mondial 2026.
Impact sur le groupe L
- Canada : refus de visa, absence au match d’ouverture.
- États‑Unis : visa accordé, participation assurée.
- Procès : jugement en 2027, aucune suspension actuelle.
Le refus canadien, tout en conservant l’accès américain, crée une asymétrie qui pourrait influencer la dynamique du groupe L dès la première journée du tournoi.