Mondial 2026 : la presse assiste brièvement au premier entraînement de l’équipe d’Iran

Mondial-2026: premier entraînement brièvement ouvert à la presse pour l'Iran
Mondial-2026: premier entraînement brièvement ouvert à la presse pour l'Iran

La Team Melli a entamé son premier entraînement ouvert aux médias à Tijuana, mais seulement une douzaine de joueurs ont foulé le gazon, le groupe restant limité par le refus de visas américains accordés à une quinzaine de membres du staff.

Un camp à la frontière mexicaine

Après l’échec de l’installation prévue à Tucson, Arizona, les responsables iraniens ont déplacé le camp de base dans la ville frontalière de Tijuana, où le stade des Xolos a servi de cadre pour les échauffements de la sélection.

Vêtus de leurs maillots verts, les joueurs ont réalisé quelques foulées, suivies d’étirements et d’exercices de gainage sur des tapis en mousse, sous l’œil discret des quelques journalistes présents.

Visas US refusés : une contrainte majeure

Le Service des visas américain a exclu l’accès à quinze membres de l’encadrement, compromettant la capacité de la délégation à se rendre directement aux États‑Unis pour les matchs qui se joueront sur son sol.

Cette décision a contraint la sélection à rester au Mexique jusqu’à la veille du premier affrontement, contredisant les déclarations antérieures de l’ambassadeur iranien assurant un transit le jour même du match.

Absence de l’attaquant vedette

Mehdi Taremi, pivot offensif de l’équipe, n’a pas été aperçu lors de la séance, laissant le staff sans son buteur principal à l’approche du premier test.

Le manque de Taremi, combiné à l’absence de plusieurs techniciens, réduit les options tactiques de l’entraîneur pour ajuster le dispositif avant le match d’ouverture.

Première rencontre : Los Angeles contre la Nouvelle‑Zélande

L’Iran ouvrira le tournoi lundi à Los Angeles, face à la Nouvelle‑Zélande, dans le cadre de la Coupe du monde 2026 qui se déroule conjointement aux États‑Unis, au Canada et au Mexique.

Un responsable de la sélection a confirmé à l’AFP que l’équipe doit rejoindre les États‑Unis dimanche et s’installer sur place la veille du match, afin de respecter les exigences logistiques imposées.

Guerre régionale et impact sur le championnat local

Le conflit déclenché fin février entre les États‑Unis, Israël et l’Iran a interrompu le championnat national iranien, privant de nombreux joueurs de leur rythme de compétition habituelle.

Cette interruption a alimenté le doute au sein de Téhéran quant à la participation de la sélection à la compétition, mais la décision finale s’est finalement affirmée en faveur du déplacement à Tijuana.

Alors que la Team Melli franchit la frontière mexicaine, chaque minute gagnée avant le coup d’envoi à Los Angeles deviendra cruciale pour compenser les failles logistiques imposées par les tensions diplomatiques.