Daniil Medvedev a quitté le court de Winston‑Salem le 7‑5 / 6‑3, sous le choc d’une tirade inattendue où il a évoqué une éventuelle reconversion au pickleball.
Un revers qui alimente le chaos mental
Après des titres à Brisbane et Dubaï ainsi qu’une finale Masters 1000 à Indian Wells, le numéro 8 mondial s’enfonce dans une série de passages à vide : élimination dès le premier tour à Roland‑Garros, chute en 3e ronde à Wimbledon, et sorties précoces à Montréal et Cincinnati.
Lors du deuxième tour de l’ATP 250 de Winston‑Salem, le duel contre l’Américain Martin Damm s’est soldé par une victoire de ce dernier, déclenchant chez Medvedev un monologue où il a laissé choir les exigences du circuit pour proposer une carrière parallèle.
Le pickleball comme exutoire
En s’appuyant sur sa gourde, le Russe a déclaré : « Peut‑être que je devrais me lancer dans une carrière de pickleball… il n’est pas trop tard… en double avec Jack Sock ». Jack Sock a réagi sur le même ton : « Viens donc, frérot ! En double, c’est sûr ! ».
Le pickleball, sport de raquette en plein essor aux États-Unis, compte déjà Jack Sock parmi ses meilleurs joueurs : l’ancien pro, classé 8ᵉ en simple en 2017, occupe aujourd’hui la 7ᵉ place mondiale et a même atteint la première position en double.
Une série de punchlines qui dépassent le tennis
Medvedev a poursuivi en affirmant que « tous les sports de la planète sont meilleurs en ce moment, même le curling », soulignant son désarroi face aux résultats décevants. Il a également annoncé la fin de son partenariat avec Thomas Johansson après Wimbledon, pour entamer une période d’essais avec le Kazakh Andrey Golubev.
L’étrange tirade du champion russe montre à quel point la pression peut pousser même les plus grands à envisager des horizons radicalement différents.