À Monaco, aucune Ferrari n’a occupé la première rangée, la Scuderia se retrouvant reléguée à la quatrième place au terme de la course.
Ferrari absente du front de la grille à Monaco
Lewis Hamilton a finalisé sur le podium à la troisième position, tandis que Charles Leclerc, parti en Q3 avec deux ratés, ne s’est hissé qu’en quatrième. Le pacte entre la mécanique et le pilotage, essentiel sur le circuit monégasque, a clairement favorisé les compétiteurs aux compétences de conduite supérieures.
Le manque de puissance moteur, hérité d’une saison débutée sous un régime peu performant, a ainsi empêché les rouges de contester la victoire, malgré un départ respectable.
Déficit moteur persistant et impact sur les chances de victoire
Le récent contrat signé par le pilote monégasque, seul espoir de remporter un Grand Prix avant septembre, ne suffit pas à masquer le problème d’aérodynamique partiellement résolu mais d’un moteur toujours en retrait. Aucun correctif majeur n’est prévu avant l’été, consolidant la perception d’une Ferrari en stagnation.
Au cours de la dernière décennie, la Scuderia n’a réellement lutté pour le titre que lors du championnat 2018, où Sebastian Vettel menait avant un abandon catastrophique en Allemagne. Les années suivantes (2022, 2024) n’ont offert que de brèves lueurs d’espoir, suivies de déceptions récurrentes.
Perspectives pour la fin de saison et rôle de Fred Vasseur
L’arrivée de Fred Vasseur à la tête du projet devait revitaliser le cheval cabré, mais le chantier technique impose déjà une charge lourde sur les pilotes. Avant les qualifications, Leclerc a déjà évoqué le poids psychologique de devoir structurer une voiture qui peine à délivrer la puissance attendue.
Si les améliorations aérodynamiques continuent d’avancer, la correction du déficit moteur restera le facteur décisif pour espérer un retour sur le podium avant la fin de la campagne.
En l’absence de solution moteur à court terme, la Scuderia devra compter sur la précision de ses pilotes pour espérer renverser la tendance d’une saison déjà marquée par la quasi‑immobilité.