La FIFA espère encaisser près de 4,2 milliards de dollars grâce à la cession partielle d’une nouvelle filiale commerciale estimée à 20 milliards de dollars.
Un dispositif financier audacieux pour la fédération
Ce projet ambitionne de regrouper sous une même entité les droits de diffusion, de sponsoring et de merchandising de la Coupe du monde et d’autres compétitions internationales.
En échange d’une participation minoritaire, le groupe d’investissement américain Thrive Capital, lié à Joshua Kushner – frère du gendre de Donald Trump – pourrait intégrer le capital de cette société.
Andy Burnham s’insurge contre la marchandisation du football
Le Premier ministre britannique, membre du Parti travailliste, a publié sur ses réseaux sociaux une critique directe du plan : « Le football n’appartient pas aux investisseurs », indiqué le 20 juillet.
« Il appartient à ceux qui remplissent les tribunes chaque semaine, sous la pluie ou le vent », a-t-il ajouté, soulignant que la Coupe du monde reste avant tout un spectacle collectif, non un produit à revendre.
Dans le même message, il a rappelé que « la Coupe du monde n’est pas un bien commercialisable ; vendre une part, c’est vendre l’intégralité du concept ». Son propos se veut un rappel de la primauté des supporters dans la gouvernance du sport.
Conséquences potentielles pour le football mondial
La FIFA justifie le dispositif comme un moyen de générer des revenus supplémentaires destinés à toutes les fédérations nationales membres, en promettant une redistribution des profits.
Pourtant, la perspective d’un rachat partiel par des capitaux privés soulève des questions de gouvernance, de transparence et de protection de l’intérêt collectif des supporters.
Si l’accord se concrétise, la nouvelle structure pourrait redéfinir la façon dont les droits de la Coupe du monde sont commercialisés, tout en exposant le jeu à des pressions financières inédites.
Le débat vient d’ajouter une couche de tension entre les ambitions commerciales de la FIFA et la défense publique du football incarnée par Andy Burnburn.