IFAB conteste l’expulsion de Breel Embolo lors du quart de finale Suisse–Argentine
Le 26 juillet 2026, l’International Football Association Board a confirmé que le deuxième carton jaune infligé à Breel Embolo était injustifié et que le joueur n’aurait jamais dû quitter le terrain.
Analyse de la décision VAR et de la simulation
Au cours du deuxième mi‑temps, Leandro Paredes a reçu un carton jaune pour une faute présumée sur Embolo. La VAR, sollicitée par les assistants, a rebroussé le pas : l’arbitre a constaté que l’attaquant du Stade Rennais feignait une chute et a appliqué un avertissement, deuxième du match, entraînant l’exclusion.
Selon l’IFAB, « un carton jaune qui n’est pas un second carton jaune ne peut être réexaminé que pour identifier le joueur fautif », excluant toute révision de la faute elle‑même. La simulation, jugée indiscutable, ne devait donc pas provoquer de sanction qui aurait pu faire basculer le compteur d’avertissements d’un adversaire.
Position de la FIFA sur le contrôle des erreurs d’identité
FIFA a déclaré que l’incident ne constituait « pas une erreur d’arbitre ou de VAR », soulignant que la même interprétation avait déjà été appliquée à deux autres occasions durant le même tournoi. La fédération a insisté sur la cohérence de la procédure lorsqu’une faute est attribuée à tort à un joueur et corrigée sur recommandation de l’assistant vidéo.
« La décision a rétabli la justice », a affirmé la FIFA, précisant que les échanges avec l’IFAB avaient confirmé la validité de cette lecture et que l’interprétation serait prise en compte lors de la révision du protocole VAR prévue à la prochaine assemblée générale.
Perspectives pour le protocole VAR
L’IFAB et la FIFA partageront leurs conclusions afin d’ajuster les règles de réexamen des cartons jaunes, afin d’éviter que des simulations ne génèrent des expulsions indirectes. Cette démarche vise à renforcer la précision des décisions d’arbitrage dans les phases décisives des compétitions internationales.
En définitive, cet épisode rappelle que la technologie, même lorsqu’elle corrige une erreur, doit rester vigilante quant à ses propres limites et à l’impact immédiat sur le déroulement d’un match.