La controversée Coupe du monde d’Iran continue son combat judiciaire

L’étrange Coupe du monde de l’Iran va également se poursuivre devant les tribunaux
L’étrange Coupe du monde de l’Iran va également se poursuivre devant les tribunaux

Iran dépose ce jeudi 18 juin une plainte officielle auprès de la FIFA après que les autorités américaines n’aient autorisé la team Melli qu’à une arrivée la veille de son affrontement contre la Belgique, au lieu des deux jours requis.

Visas refusés et dossier officiel auprès de la FIFA

Après le premier match du groupe G contre la Nouvelle‑Zélande, où le staff a pu intégrer le stade uniquement la veille, le responsable du collectif iranien a rappelé que Washington avait refusé les visas à une quinzaine de membres de la délégation, incluant l’attaché de presse.

Le communiqué publié par l’équipe affirme que ces mesures « violent le principe d’égalité des conditions pour toutes les équipes participantes », et stipule que la fédération iranienne utilisera « les voies appropriées » pour saisir le comité de discipline de la FIFA.

Conséquences logistiques sur le calendrier de l’équipe

Le programme établi par le staff technique prévoyait un séjour de deux jours dans chaque ville hôte avant chaque rencontre, suivi d’un retour au camp de base le lendemain, afin d’optimiser préparation physique et analyse vidéo.

Contraint de quitter Los Angeles dès le soir du premier match, le talentueux attaquant Mehdi Taremi a indiqué que l’absence d’un attaché de presse a obligé un analyste vidéo à gérer les relations médiatiques, tandis que les joueurs ont appris le jour même qu’ils devaient repartir immédiatement après le coup de sifflet.

Pour le duel avec la Belgique, la même requête d’un arrivage dès vendredi a été rejetée, laissant l’équipe avec seulement le créneau du samedi pour s’acclimater.

Réactions des autorités américaines

Andrew Giuliani, dirigeant du groupe de travail de la Maison Blanche sur l’organisation du Mondial, a réaffirmé que les procédures prévues depuis le lancement du tournoi imposaient à chaque équipe d’entrer le pays la veille du match, et d’en sortir le soir même.

Cette position officielle ne mentionne aucun appel à un assouplissement pour les nations confrontées à des restrictions diplomatiques, malgré les récents accords visant à mettre fin aux hostilités entre Washington et Téhéran.

Giuliani a ajouté que la règle s’appliquait de manière uniforme, y compris pour les prochains déplacements de la team Melli à Seattle et Los Angeles avant le match final contre l’Égypte le 26 juin.

Alors que la tension diplomatique se traduit en contraintes de déplacement, la capacité de l’Iran à se préparer efficacement dans les conditions imposées restera le point focal de la suite du tournoi.