Conflit Coupe du monde : le Qatar charge le Canada de ne pas avoir ralenti à 6-0 et 11-9

L'embrouille improbable de la Coupe du monde: le Qatar reproche au Canada de ne pas avoir levé le pied à 6-0 et à 11 contre 9
L'embrouille improbable de la Coupe du monde: le Qatar reproche au Canada de ne pas avoir levé le pied à 6-0 et à 11 contre 9

Le Canada s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en écrasant le Qatar 6‑0, une victoire qui a laissé les Canucks largement dominants jusqu’au coup de sifflet final.

Une supériorité numérique décisive

Après l’expulsion du Qatarien Homam Al‑Amin à la 33ᵉ minute, les Canadiens ont joué à onze contre dix, avant que le rouge contre Assim Madibo, fautif d’un tacle ayant fracturé la jambe d’Ismaël Koné, ne les place à onze contre neuf dès la 53ᵉ minute.

L’arbitre chilien a prolongé le temps additionnel à neuf minutes, décision qui a intensifié le pressing canadien et aggravé la frustration du banc qatari.

Déclarations des entraîneurs

Jesse Marsch, à la tête du Canada, a souligné que la blessure de Koné ne justifiait pas la réaction du banc adverse, rappelant l’excuse spontanée de Madibo auprès du joueur lésé.

Julen Lopetegui, sélectionneur du Qatar, a préféré ne pas détailler les échanges avec Marsch, se limitant à déclarer que « ça reste entre lui et moi », rappelant son départ précipité du poste d’entraîneur de l’Espagne en 2018.

Tensions sur le côté du terrain

À la fin du match, les deux équipes se sont affrontées brièvement sur les bancs après le sifflet final, la poignée de mains entre les deux techniciens restant tendue.

Lopetegui a critiqué la prolongation du temps additionnel, tandis que Marsch a pointé du doigt le comportement agressif du banc qatari, qu’il a qualifié de « cherchant la bagarre » après le carton rouge.

Déroulement du score

Jonathan David a inscrit le dernier des trois buts canadiens durant le temps additionnel (90+2), scellant le score final sans que le Canada ne trouve de nouveau le fond des filets.

Les deux sélectionneurs ont quitté le terrain sous le regard des médias, chaque camp conscient que la suite du tournoi dépendra de la gestion de ces débordements et de la capacité à garder le contrôle.