DNCG a requis ce mardi auprès de l’Olympique de Marseille un dossier complet avant de statuer sur le futur financier du club, signe d’un sursis qui suspend la validation officielle de ses comptes.
Des doutes sur la gouvernance du club
L’ancien défenseur Éric Di Meco, double champion de Ligue des champions en 1993, a dénoncé un manque de compétences à la tête de l’OM. « Diriger un club, c’est un vrai métier qui demande de vraies compétences », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de travailler sans relâche. Il a pointé l’importance d’une communication maîtrisée, notamment en évitant les comparaisons avec l’ère Tapie, et a critiqué l’absence d’un président capable de rassurer la DNCG.
Enjeux financiers et perspectives
Selon RMC Sport, les dirigeants envisagent déjà une réduction de la masse salariale et limitent les futures acquisitions, mais le dossier soumis reste trop vague pour convaincre les contrôleurs. L’absence de clarifications précises sur d’éventuelles cessions de joueurs alimente les interrogations : « Peut‑être faut‑il vendre, on ne sait pas », a ajouté Di Meco, soulignant la difficulté du mandat présidentiel actuel.
Le report de la décision n’est pas nécessairement un signal positif : il indique que les pièces justificatives présentées manquent de concrétude, ce qui pourrait contraindre l’OM à des mesures d’ajustement plus sévères avant d’obtenir le feu vert de la DNCG.
En l’état, la situation place le club marseillais dans une zone d’incertitude où chaque décision financière sera scrutée à la loupe.