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Foot : tensions à la FIFA, des cadres prennent leurs distances avec Infantino

Foot: au sein de la Fifa, des cadres prennent leurs distances avec Infantino

Le projet de création d’une société commerciale, la FIFA Forward Enterprise (FFE), a été officiellement abandonné après que la FIFA a cédé face à la colère de ses propres cadres et aux menaces de l’UEFA et de la Concacaf.

Une décision imposée par les dissensions internes

Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA, a déclaré que le retrait du projet était « absolument nécessaire et incontestable », soulignant son attachement à une organisation indépendante, transparente et intègre.

Dans un courriel adressé aux salariés, le secrétaire général Mattias Grafström a qualifié les événements menant à l’abandon de « tristes et condamnables », précisant que les moments d’instabilité finissent toujours par passer.

Wenger a précisé qu’il n’était pas impliqué dans la création de la FFE, se renseignant sur le sujet uniquement via les médias.

La chute du projet face aux exigences des confédérations

L’UEFA, qui avait envisagé un boycott de la Coupe du monde pour forcer le retrait, a officiellement annoncé son intention d’engager une action judiciaire afin de préserver tous les documents électroniques relatifs à la FFE.

La Concacaf a demandé une mise à plat de la gouvernance d’Infantino, accusant le président d’avoir cherché à « libérer le potentiel commercial » du football au détriment des intérêts collectifs.

En parallèle, le prince Ali Al Hussein, président de la fédération jordanienne, a dénoncé sur X un supposé chantage de la part d’Infantino, rappelant les obstacles rencontrés par la Jordanie lors du dernier Mondial.

Conséquences électorales et perspectives d’avenir

Gianni Infantino, unique candidat déclaré pour la réélection prévue en mars 2027 à Rabat, devra obtenir le soutien de la majorité des 211 fédérations membres ; jusqu’ici, seules la Finlande, le Pays de Galles, la Serbie et la Suède ont retiré leur appui.

Le débat se poursuit également autour de la Coupe du monde des clubs 2025, qui devrait passer à 32 équipes, et d’un mécanisme de solidarité financière encore non versé aux clubs non participants.

Face à ces turbulences, le sentiment dominant en Europe est que la gouvernance de la FIFA nécessite une réforme structurelle bien au‑delà de la personnalité d’Infantino.

Le futur de la FIFA se jouera désormais dans les salles de conférence où les fédérations décident si l’ancienne vision commerciale survivra ou cèdera la place à une gouvernance plus collective.

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