Arsène Wenger a officiellement annoncé, le 4 août, le retrait définitif du projet Fifa Forward Enterprise (FFE), initiative commerciale portée par le président Gianni Infantino et désormais abandonnée après de vives oppositions internes et externes.
Retrait du projet FFE confirmé
Dans un communiqué, le Français, directeur du développement du football mondial à la FIFA depuis 2019, a déclaré que la suppression du projet était « absolument nécessaire et incontestable ». Il a ajouté n’avoir découvert l’existence du FFE que par la presse, soulignant son absence d’implication directe.
Réactions internes à la FIFA
Le secrétaire général Mattias Grafström, ancien chef de cabinet d’Infantino, a adressé aux salariés une missive qualifiant les événements entourant le FFE de « tristes et condamnables », tout en célébrant l’abandon « permanent » du dispositif. Le même jour, Carlos Cordeiro, conseiller principal d’Infantino, a démissionné, dénonçant le projet comme une menace pour l’avenir à long terme du jeu.
Pressions externes : UEFA et Concacaf
La Fédération européenne (UEFA) a officiellement déclaré envisager une action en justice, demandant la conservation de l’ensemble des documents relatifs au FFE afin d’éviter toute altération pouvant nourrir une procédure judiciaire. De son côté, la Concacaf a réclamé une révision complète de la gouvernance d’Infantino et a publiquement accusé le président de « chantage » après les difficultés rencontrées par la fédération jordanienne lors du dernier Mondial.
Implications pour l’élection d’Infantino
Malgré les contestations, Infantino reste le seul candidat déclaré pour le scrutin de mars 2027 à Rabat, où il devra recueillir la majorité des 211 fédérations membres. À ce jour, seules quatre fédérations européennes – Finlande, Pays de Galles, Serbie et Suède – ont retiré leur soutien. Parallèlement, les clubs européens expriment leurs réserves quant à l’élargissement de la Coupe du monde des clubs 2025 à 32 équipes, un projet soutenu par Infantino mais jugé peu financièrement viable pour les clubs non participants.
Le climat de défiance croissant, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la FIFA, indique que la prochaine échéance électorale risque d’être plus contestée que jamais, même si le président actuel conserve, à ce stade, l’avantage d’une candidature non opposée.