Ferrari ne poursuivra son engagement en WEC que si la Scuderia conserve la capacité de concevoir la 499P à 100 % à Maranello, refusant ainsi tout partage de composants inspiré du LMDh.
Convergence des plateformes LMH et LMDh : l’enjeu Ferrari
Le règlement Hypercar actuel, qui regroupe les catégories LMH et LMDh, a été prolongé jusqu’en 2032, mais les instances envisagent déjà une possible unification dès 2030.
Antonello Coletta, responsable du programme endurance, a expliqué à Motorsport.com que la coexistence de deux archétypes “n’aide pas” et que “l’intérêt de tout le monde serait d’avancer vers une plateforme unique”.
Exigence d’une construction intégrale
Pour la marque italienne, la possibilité de fabriquer la monoplace entièrement en interne représente une priorité stratégique.
« Construire la voiture à 100 % reste notre exigence », affirme Coletta, soulignant que le choix d’un éventuel partage de pièces, tel que pratiqué en LMDh, dépendra des stratégies de chaque constructeur mais ne pourra jamais remplacer une plate‑forme totalement développée par Ferrari.
Le débat porte également sur le type de transmission – quatre roues motrices ou deux – différence technique majeure entre les deux règlements.
Road‑map de la Ferrari 499P jusqu’en 2027
La version 2025 de la 499P continue de défendre son invincibilité au Mans, tandis que la saison 2026 verra seulement des ajustements mineurs nécessaires à la réhomologation.
Ferdinando Cannizzo, directeur du programme Hypercar, a indiqué que les travaux débuteront en juillet pour envisager les évolutions possibles dès l’an prochain.
Un “joker d’évolution” destiné à 2027 est déjà à l’étude, ouvrant la porte à des innovations majeures tout en conservant la configuration de base de la 499P.

Perspectives règlementaires et stratégies futures
Si l’unification des plateformes se concrétise avant 2030, Ferrari insistera pour que la nouvelle norme autorise une construction intégrale, condition sine qua non de son maintien en catégorie Hypercar.
Les décisions à venir toucheront non seulement le partage technologique mais aussi le choix entre traction intégrale et propulsion, éléments qui définiront la compétitivité des constructeurs dans les années à venir.
En définitive, la Scuderia place la souveraineté technique au cœur de sa stratégie, prête à ajuster son programme uniquement si le futur règlement le garantit.
