Russell contraint à une perte de temps majeure suite à un réglage d’aileron avant défectueux à Barcelone
Lors du dernier tour de son relais au Grand Prix d’Espagne, la monoplace de George Russell a souffert d’un déséquilibre surviré, conséquence directe d’une défaillance du pistolet de réglage de l’aileron avant.
Le dysfonctionnement mécanique qui a inversé la trajectoire du pilote
Après avoir indiqué un sous‑virage à la sortie du deuxième arrêt, le crew Mercedes devait augmenter l’appui aérodynamique en ouvrant le flap avant via l’accès nasale. Au moment de l’intervention, l’outil prévu a planté, empêchant tout ajustement correct.
Le résultat a été un train avant excessivement incisif et un arrière instable, transformant la voiture d’un comportement sous‑viré à un réglage survireur, particulièrement pénalisant sur le revêtement à faible adhérence du circuit catalan.
Impact mesurable sur les temps au tour et sur la stratégie de course
Les relevés de télémétrie montrent que, durant le dernier segment, Russell a ralenti d’environ 0,7 seconde par tour comparé à Lewis Hamilton, écart qui s’est creusé quand les pneus arrière ont commencé à se détériorer sous l’effet du survirage.
Cette perte de rythme a permis à Hamilton de tirer profit d’une stratégie à trois arrêts, tandis que l’incident a offert à Kimi Antonelli une opportunité d’avancer rapidement derrière le Britannique.
Débriefing de l’équipe et déroulement du reste de la course
Bradley Lord, directeur adjoint de Mercedes, a confirmé lors du débriefing qu’une mauvaise programmation du pistolet de réglage a généré « un équilibre très, très survireur, qui a clairement compromis son rythme dans les derniers tours ». Malgré l’anomalie, Russell a maintenu sa position de deuxième place jusqu’au drapeau à damier, Antonelli étant contraint d’abandonner pour une panne mécanique.
Dans les premiers tours avec les pneus neufs, le pilote a dû jongler avec le trafic et une configuration modifiée, ce qui a limité ses performances dès le départ du relais.

En bref, une simple panne d’outil a transformé un week‑end prometteur pour Russell en une bataille contre le temps, soulignant la fine marge entre performance optimale et perte de positions en Formule 1.