Le 14 juin, Donald Trump a transformé son 80ᵉ anniversaire en un spectacle de MMA d’une valeur estimée à 60 millions de dollars, installant un octogone géant sur la pelouse sud de la Maison Blanche et retardant, selon certaines sources, le lancement officiel du G7 à Evian.
Des racines inattendues dans les sports de combat
Avant de devenir président, Trump affichait déjà une fascination pour les combats. Années 1980, il finance des spectacles de catch à Atlantic City ; en 2007, une vidéo le montre aux côtés de Vince McMahon dans une « bataille des milliardaires ». Son intérêt pour le MMA naît au début des années 2000, alors que 36 États interdisent encore la discipline. Après avoir assisté à un affrontement en février 2001, il lie amitié avec Dana White, alors responsable de l’UFC, et autorise l’installation de cages dans le casino Taj Mahal, contribuant à sortir le sport de l’ombre.
Une mise en scène à visée politique
L’octogone, surnommé « The Claw », s’élève sous une arche métallique drapée du drapeau américain, tandis que des gradins accueillent environ 4 500 invités triés sur le volet. Au total, près de 85 000 spectateurs pourront suivre les sept combats, dont un affrontement impliquant le Français Ciryl Gane, prévu à 14 h 00 (heure française). En choisissant le MMA, Trump recherche une image de puissance et de virilité, rappelant les gladiateurs de l’Antiquité, selon les analystes du HuffPost.
Stratégie électorale et influence médiatique
L’événement vise clairement les jeunes hommes de moins de 30 ans, piliers du soutien trumphiste en 2024 mais en nette décroissance. Dana White a déclaré que le gala a permis à Trump de capter l’attention de cette tranche d’électorat. Parallèle, le gala s’inscrit dans la commémoration du « Flag Day » et précède les célébrations du 250ᵉ anniversaire des États‑Unis, transformant le sport en un véhicule de communication massive.
Controverses juridiques et accusations de conflits d’intérêts
Une plainte juge l’installation de la cage illégale sur un terrain fédéral. Le HuffPost révèle également que Trump a acquis en mars des actions du groupe TKO Group Holdings, maison mère de l’UFC, alimentant les accusations de conflits d’intérêts. La Maison Blanche a rejeté ces critiques comme des « Fake News », affirmant que le président agit « dans l’intérêt supérieur du peuple américain ».
En dépit des polémiques, le gala UFC Freedom 250 confirme la capacité de Trump à transformer une célébration d’anniversaire en un levier d’influence politique, médiatique et symbolique, tout en testant les limites de l’usage des espaces présidentiels.