Fabio Di Giannantonio estime que l’Aprilia détient désormais un avantage net et durable sur la Ducati au sein du championnat MotoGP 2026.
Un constat qui dépasse le week‑end de Silverstone
Le triple succès d’Aprilia à Silverstone (qualifications, sprint et course) a confirmé aux yeux du pilote VR46 que la domination observée ne relève pas d’une particularité du circuit. « Nous sommes la deuxième force, » a‑t-il déclaré, ajoutant que l’écart ressentit là‑bas reflète une supériorité globale de l’Italie.
Failles pointées du côté de Ducati
Selon Di Giannantonio, le moteur de la Desmosedici 2026 délivre la puissance attendue, mais le châssis ne garantit plus la stabilité en entrée de virage. Cette déficience entraîne une perte d’adhérence du pneu avant, obligeant le pilote à solliciter excessivement l’arrière et à subir une usure prématurée.
Il résume le problème ainsi : « Il faut un avant plus précis ; sinon on freine trop fort, on glisse et la course s’en trouve compromise. »
Ce que Ducati doit encore travailler
Le pilote souligne que le package actuel reste « très bon », mais qu’il manque de marge de progression. Améliorer le contrôle du pneu avant, renforcer la rigidité du cadre et affiner la configuration aérodynamique sont les priorités évoquées pour combler le fossé avec Aprilia.
Dans un contexte où les équipes concentrent leurs ressources sur la machine 2027, Ducati devra parvenir à des gains « à la marge » avant la mise à jour réglementaire.
Le point de vue d’Álex Márquez
Le co‑pilote de Ducati, plus mesuré, constate que l’écart avec Aprilia s’est réduit depuis le début de la saison. « Nous avons beaucoup progressé, notre moto est désormais plus proche du potentiel de l’Aprilia, » indique Márquez, rappelant que les performances récentes montrent une amélioration du châssis et de la gestion des pneus.
Perspectives pour les derniers Grands Prix
Di Giannantonio reste convaincu que le travail sur la GP26 continuera, même si la saison 2026 avance. Il espère que les ingénieurs dépasseront les limites identifiées pour rétablir une compétition plus équilibrée.
« Sans les chutes, Aprilia aurait pu être de 100 points devant nous, » admet le pilote, insistant sur la nécessité d’un effort soutenu jusqu’à la fin de l’année.



La bataille technologique se resserre : Ducati devra transformer les points faibles identifiés en atouts concrets si elle veut renverser la cadence imposée par Aprilia.