Une chaleur record dépassant les 30 °C a transformé le Grand Prix de République tchèque en un véritable test d’endurance pour les pilotes de MotoGP, Marc Márquez et Cal Crutchlow déclarant que le feu des moteurs était presque insupportable.
Des conditions extrêmes à Brno
Le circuit de Brno a connu une canicule sans précédent, le bitume atteignant plus de 50 °C et l’air ambiant frôlant les 35 °C, ce qui a intensifié la fatigue des coureurs déjà contraints par leurs combinaisons épaisses et leurs casques.
En présence d’un groupe dense, la chaleur émanant des échappements a provoqué des brûlures fréquentes et une sensation d’étouffement, obligeant certains pilotes à retirer leurs tear‑offs dès le premier tour, comme l’a relaté Crutchlow.
Les arrêts sur la grille se sont allongés, les équipes attendant que les températures baissent suffisamment pour permettre aux concurrents de quitter le départ sans risque de surchauffe.
Critiques des pilotes : Crutchlow et Márquez
Cal Crutchlow, remplaçant de Johann Zarco chez LCR, a décrit la journée comme « une des courses les plus chaudes de ma carrière », soulignant que « les sourcils brulaient » dès le premier tour et que le mécanisme de ventilation était « complètement dépassé ».
Marc Márquez, encore en convalescence après des interventions au pied et à l’épaule, a dénoncé le « programme » du week‑end, affirmant que les 25 minutes d’attente post‑sprint, avec un sol à 55 °C, étaient « insoutenables », surtout lorsqu’il doit économiser son énergie.
Les deux pilotes ont convergé vers la même constatação : le format actuel ne tient pas compte de l’impact physiologique d’une température extrême sur la performance et la sécurité.
Vers un protocole chaleur en MotoGP ?
En Formule 1, un règlement météo autorise l’utilisation de vestes refroidissantes sous la combinaison dès que la température dépasse un seuil fixé. MotoGP ne dispose d’aucune disposition équivalente, même si le GP d’Autriche prévoit déjà son implémentation.
Crutchlow estime que la fédération doit s’inspirer des protocoles existants dans d’autres championnats, mais souligne que l’absence d’une association de pilotes uniformise les revendications, chaque coureur craignant d’être marginalisé ou pénalisé par son équipe.
Sans une voix collective, les suggestions d’ajustement du programme risquent de rester fragmentées, laissant les courses sous canicule sans cadre réglementaire adapté.

Le défi posé par la canicule de Brno montre clairement que MotoGP doit repenser son approche climatique, faute de quoi les pilotes continueront à subir des conditions physiquement mortelles sur chaque grille.