CIO met fin à 130 ans de tradition et rémunère les athlètes des Jeux olympiques

La fin d'une tradition de 130 ans: le CIO va payer les athlètes participant aux Jeux olympiques
La fin d'une tradition de 130 ans: le CIO va payer les athlètes participant aux Jeux olympiques

Le Comité International Olympique a annoncé le versement d’une prime de 10 000 dollars (environ 8 800 euros) à chaque athlète ayant participé aux Jeux, marquant la première fois qu’une telle indemnité est allouée à l’ensemble du contingent olympique.

Fonctionnement de la prime et critères d’éligibilité

La somme, identique pour tous les participants, sera versée six mois après la clôture de la compétition, à condition que l’athlète ne soit pas contrôlé positif à une substance interdite et qu’il n’ait pas enfreint la Charte olympique. Les premiers bénéficiaires seront les 14 000 athlètes des Jeux d’hiver de Milan‑Cortina, ce qui représente un budget global d’environ 140 000 dollars (123 167 euros) pour le CIO.

Comparaison avec les primes nationales habituelles

Jusqu’à présent, les rémunérations provenaient essentiellement des politiques propres à chaque pays et étaient réservées aux médaillés. En France, les médaillés d’or des JO 2024 et des JO d’hiver 2026 recevaient 80 000 euros, les argentés 40 000 euros et les bronzeurs 20 000 euros. La nouvelle indemnité universelle supprime donc la distinction “médaillé vs non‑médaillé” et s’applique uniformément, indépendamment de la nationalité.

Réactions officielles et orientation future du CIO

Pau Gasol, président de la commission des athlètes du CIO, a souligné que « cette prime n’est pas un prize money, elle récompense le parcours unique de chaque concurrent qui a sacrifié des années à la poursuite d’un rêve ». La directrice du CIO, Kirsty Coventry, a indiqué que ce versement constitue le « début » d’une série de mesures inscrites dans le programme « Fit for the Future », visant à moderniser le modèle économique des Jeux.

Le thème a été repris par l’ancien champion olympique Sebastian Coe, qui a qualifié l’initiative de « moment historique pour le mouvement olympique ». Selon lui, la mesure offre un nouveau levier de soutien aux athlètes tout en ouvrant la voie à d’autres réformes structurelles.

Le passage d’une logique exclusivement basée sur les médailles à une reconnaissance financière universelle pourrait remodeler la relation entre les athlètes, les comités nationaux et le CIO, dès les prochains Jeux d’été.