La Norvège a éliminé le Brésil 2-1 en huitième de finale de la Coupe du monde 2026, mais le sélectionneur Ståle Solbakken n’a pas célébré, expliquant être « trop épuisé » pour rester au vestiaire.
Un coach épuisé alors que les joueurs profitent
Solbakken a confié à la presse que, dès le coup de sifflet final, il a préféré rejoindre sa chambre pour récupérer, tout en jetant un œil aux résumés du match et en répondant à quelques messages. Il a admis n’avoir que très peu dormi la nuit précédente. Pendant ce temps, les Norvégiens ont reçu l’autorisation de sortir et de s’amuser, même si aucune liberté totale n’a été accordée, rappelant la discipline propre à une compétition mondiale.
Voyages incessants et toux : un malaise qui se propage
Depuis le camp de base de Greensboro, la délégation a enchaîné les trajets – Boston, New Jersey, Dallas, puis Miami – provoquant, selon le technicien, une fatigue généralisée. Des quintes de toux, des râles rauques et quelques cas de fièvre ont été signalés, dont celui de Jørgen Strand Larsen, absent d’un entraînement avant le match contre l’Irak. Marcus Holmgren Pedersen, malade, a dû se retirer du huitième de finale contre le Brésil.
Le médecin de l’équipe, Ola Sand, indique que le joueur n’avait pas de fièvre mais ressentait une faiblesse croissante, signe que le corps n’était pas en phase avec les exigences du tournoi.
Perspectives avant le quart contre l’Angleterre
Solbakken attribue la maladie de Pedersen à une surcharge émotionnelle : promu titulaire à la suite de la blessure de Julian Ryerson, le jeune défenseur aurait « saturé son organisme » après deux performances intenses. La pelouse de Miami accueillera le quart‑de‑finale contre l’Angleterre samedi à 23 h (heure française), laissant aux Norvégiens le défi de récupérer physiquement et mentalement en quatre jours.
En résumé, la victoire contre le Brésil demeure éclatante, mais le staff doit gérer fatigue, déplacements et petits maux avant le prochain affrontement décisif.