Madrid a vibré hier soir lorsque la Roja a soulevé le trophée du Mondial 2026, vainqueur 1-0 après prolongation face à l’Argentine, sous le regard de plus d’un million de spectateurs rassemblés sur la Plaza de Cibeles.
Une foule record envahit la capitale
Le débit de la circulation s’est arrêté aux abords de la Cibeles, où une marée humaine estimée entre un et deux millions de personnes a suivi chaque pas des joueurs, déversant des chants et des drapeaux tricolores jusqu’à l’aube.
Des caméras ont capté des visages de tous âges, du supporter en maillot vintage au touriste émerveillé, illustrant l’ampleur du moment historique.
Le passage protocolaire et la procession
Après un rendez‑vous officiel au palais royal où les champions ont reçu le salut du roi Felipe VI, le groupe a poursuivi sa tournée jusqu’au palais du gouvernement pour serrer la main du Premier ministre Pedro Sanchez.
La suite a consisté en une marche triomphale le long de la Gran Via, ponctuée par des cris de «¡Viva España!», avant d’atteindre la place où la foule a formé une haie d’honneur pour chaque membre du staff et chaque joueur.
Les hommages des joueurs
Le capitaine Rodri a conclu la procession sous les applaudissements d’une voix off le qualifiant de meilleur joueur du monde, tandis que les sons de «Freed from desire» de Gala accompagnaient son entrée, créant un contraste sonore inédit.
À mi‑parade, Borja Iglesias, fraîchement revenu d’un trajet en bus à impériale transformé en cabine de DJ, a repris les platines, lançant une courte improvisation qui a suscité des applaudissements amusés, rappelant l’ambiance d’une soirée after‑match.
Luis de la Fuente, l’entraîneur‑architecte du double triplé Euro‑Mondial, a quant à lui été soulevé sur les épaules du collectif, avant d’être projeté en l’air par les joueurs, un geste symbolique de remerciement pour sa direction tactique.
Un clin d’œil musical d’Aymeric Laporte
Né à Agen et formé à Bilbao, le défenseur naturalisé en 2021 a choisi d’entrer sur la scène au son de «Plié», un titre français de l’artiste émergent Mauvais Djo, marquant ainsi une petite référence à ses racines tout en célébrant son intégration dans la Roja.
Ce choix musical a suscité des rires parmi les supporters, qui ont apprécié le contraste entre le morceau en français et l’ambiance hispanophone de la fête.
Ferran Torres, le héros méconnu du trophée
Unique buteur de la finale, Ferran Torres a reçu un hommage particulier : le capitaine Rodri a rappelé les critiques qui avaient jalonné la carrière du jeune attaquant, soulignant que «il a souvent été injustement jugé».
Le joueur a levé le trophée, faisant apparaître sur sa casquette le slogan «Make Spain great again», une phrase ironiquement empruntée au langage politique américain, avant que Rodri ne lui remette le trophée pour un dernier baiser sous les projecteurs rouges et jaunes.


La jubilaison s’est achevée alors que les feux d’artifice ont éclairé le ciel madrilien, scellant un moment où chaque geste, chaque chanson, chaque cri a confirmé la place de l’Espagne au sommet du football mondial.