L’équipe iranienne de football a posé le pilote à l’aéroport de Tijuana aux petites heures du matin, marquant une escale stratégique avant d’affronter les États‑Unis au cours de la prochaine Coupe du Monde.
Un camp de base installé à Tijuana
Après un vol nocturne qui a touché le sol mexicain aux alentours de 5 h (14 h, heure de Paris), la « Team Melli » a été relogée dans un grand hôtel de la ville frontalière. Les joueurs et le staff profitent immédiatement d’une première phase d’entraînement, tout en s’acclimatant au décalage horaire imposé par les fuseaux de la côte ouest.
Visas refusés et logistique en suspens
Les autorités américaines ont bloqué l’accès au territoire à plusieurs membres de l’encadrement, obligeant la fédération iranienne à négocier d’urgence les dernières formalités de visa. Cette situation implique non seulement des ajustements d’emploi du temps, mais aussi la recherche de solutions alternatives pour les conférences de presse et les sessions d’entraînement prévues sur sol américain.
Parallèlement, la FIFA est sollicitée pour clarifier le calendrier officiel, notamment les exigences de déplacement entre le Mexique et les États‑Unis, afin d’éviter tout retard de programmation qui pourrait perturber les rencontres du groupe.
Entrée prévue aux États‑Unis le 14 ou le 15 juin
Les dirigeants iraniens espèrent que les questions de visa seront résolues avant le 14 ou le 15 juin, date à laquelle la sélection devrait fouler le sol américain pour la première fois depuis le déclenchement du conflit diplomatique. Ce passage représente un moment inédit dans l’histoire de la Coupe du Monde, où une équipe en guerre avec le pays hôte tente d’obtenir l’autorisation de jouer.
Le Mexique, quant à lui, accueille la délégation sans restriction, offrant un point d’ancrage logistique et une plateforme de visibilité internationale pendant que les négociations se poursuivent.
En définitive, la capacité de l’Iran à franchir les contrôles américains déterminera la continuité de son parcours au sein du tournoi, tout en illustrant les enjeux géopolitiques qui s’entrelacent désormais avec le sport.