Le septième championnat du monde de tag s’installe à Évry
Le week‑end du 6‑7 juin, Évry aura l’honneur d’accueillir le septième championnat mondial du tag, un sport dérivé du jeu d’enfants, désormais structuré autour d’un carré de 12 m × 12 m truffé d’obstacles.
Naissance d’une discipline urbaine
Christian Devaux, Britannique de 56 ans ancien cadre de l’hôtellerie, raconte que tout a débuté au début des années 2010 lorsque son fils, adepte du « chat‑poursuivant », a exigé plus de rigueur : « On a ajouté des échafaudages, de la rubalise, puis un chronomètre et un système de points ». Ce cadre ludique s’est rapidement transformé en compétition officielle, débouchant sur la première édition du championnat.
Règles, scoring et dimension parkour
Chaque manche dure 20 secondes ; si l’« evader » (la souris) échappe à la capture, l’équipe marque un point. En revanche, un « chaser » (le chat) qui touche l’evader ne score pas, mais devient evader pour la manche suivante. La présence d’obstacles oblige les athlètes à intégrer le parkour – discipline née dans la banlieue parisienne des années 1990 – mêlant course, escalade, sauts et figures acrobatiques.
Les participants, qu’ils soient spécialistes du parkour ou novices du tag, doivent ainsi allier rapidité, agilité et stratégie de déplacement, transformant chaque rencontre en une chorégraphie dynamique et imprévisible.
Développement et visibilité médiatique
Le format dynamique du tag séduit les réseaux sociaux ; des vidéos de parties virales ont permis d’attirer l’attention internationale, renforçant le statut de l’événement comme spectacle sportif à part entière. Selon Devaux, la prochaine étape consistera à standardiser les dimensions du terrain et les critères de pointage afin de faciliter l’organisation de championnats régionaux.
L’édition d’Évry, déjà très attendue, verra s’affronter les meilleurs athlètes provenant de plus de vingt pays, illustrant la capacité du tag à se positionner aux côtés des disciplines de parkour reconnues par les fédérations sportives.
Le succès de ce week‑end pourrait bien ancrer le tag comme une nouvelle référence du sport urbain, mêlant performance physique et spectacle numérique.