Ce samedi soir, plusieurs supporters français se retrouveront à l’Emirates Stadium pour encourager Arsenal face au PSG lors de la finale de la Ligue des champions.
Un engouement français pour le club londonien
Si l’on s’attend à ce que les Français votent massivement pour le Paris Saint‑Germain, la réalité est plus nuancée : une partie du public hexagonal affiche fièrement les couleurs rouges et blanches, même en présence de leurs compatriotes sur le terrain adverse.
Cette affection ne se limite pas aux simples spectateurs : des milliers de fans organisent des projections sur écran géant à Londres, convaincus que la réussite d’un club français en Europe ne doit pas forcément passer par le maillot tricolore.
Les « Frenchies » : une présence historique
Depuis les années 1990, Arsenal a accueilli plus d’une vingtaine de joueurs français, de Patrick Vieira à Thierry Henry, en passant par Robert Pirès et Sylvain Wiltord, qui ont tous contribué à l’ère des « Invincibles ».
Avant même cette période dorée, des figures comme Nicolas Anelka, Emmanuel Petit ou Gilles Grimandi avaient déjà jeté l’ancre à Highbury, ouvrant la voie à la génération suivante.
Wenger, le chef d’orchestre des Frenchies
Arsène Wenger, né en Alsace, a cultivé la tradition francophone dès son arrivée, intégrant des joueurs tels que Bacary Sagna, Abou Diaby ou Samir Nasri dans le effectif post‑Invincibles, afin de préserver une identité où le talent hexagonal trouve sa place.
Cette politique de recrutement a consolidé le lien entre les supporters français et le club londonien, créant un véritable pont culturel entre les deux nations.
Sarah Masson, visage de la ferveur française
32 ans, originaire d’Alsace, Sarah Masson anime l’association française des supporters d’Arsenal. Lors d’une interview à RMC, elle a déclaré que la présence de nombreux compatriotes à l’Emirates facilitait « l’ambiance », soulignant une histoire commune entre le club et la France.
« Arsenal, c’est ma passion première », proclame‑elle, rappelant son enfance bercée par le football et la fréquence de ses déplacements à Londres, où elle dépense chaque année près de 3 000 € pour assister aux matchs ou aux projections.
Sa présence ce soir ne sera pas anodine : elle a obtenu une place pour la projection sur écran géant, procédure qui s’est soldée en quelques clics, laissant peu de places aux supporters non‑préparés.
Coût, engagement et diversité des fans français
Outre Sarah, d’autres Français affichent des formes d’attachement variées : Thomas, Parisien, porte un maillot hybride moitié Arsenal, moitié PSG, cousu par sa conjointe, tandis qu’Étienne se désengage totalement du PSG et adopte l’Arsenal comme symbole d’identité.
Ces témoignages illustrent que le choix d’un club ne relève pas d’une simple préférence sportive, mais d’un engagement personnel qui justifie des dépenses conséquentes et une fidélité sans compromis.
Alors que les deux géants européens se disputent le trophée suprême, la ferveur française pour Arsenal rappelle que le football transcende les frontières nationales, même quand le cœur oscille entre rivaux.
