La BMW n°15 s’est imposée victorieuse aux 6 Heures de São Paulo, offrant à son pilote la deuxième victoire de la saison et détrônant la Ferrari n°51 et la Cadillac n°12 qui complétaient le podium.
Départ sous pluie et températures fraîches
Avant le feu vert, une averse avait laissé la piste d’Interlagos encore humide, rendant les premières tours particulièrement périlleuses. La Toyota n°7, pilotée par Mike Conway, a percuté le mur dès la sortie des stands, mais a pu poursuivre sans dommages majeurs.
L’Alpine n°35, pourtant cinquième sur la grille, est descendue à la onzième place dès le départ, tandis que la BMW n°15 gagnait déjà du terrain sur la Cadillac n°38, déjà embourbée dans les embranchements de la sortie.

Stratégies divergentes et premiers arrêts
Alors que les Cadillacs n°12 et n°38 dominaient le classement après l’Hyperpole, l’Alpine n°35 a anticipé le premier arrêt aux stands dès le 29e tour, adoptant une stratégie allongée. Douze tours plus tard, la Cadillac n°38 a lancé la première vague d’arrêts, mais a perdu du temps à cause d’une mauvaise prise de place, repartant en onzième position.
La BMW n°15, restant sur une stratégie classique, a profité de ces ralentissements pour dépasser l’Alpine n°36 et s’établir en quatrième place, avant que la BMW n°20 ne laisse passer sa sœur afin de rester en tête du groupe de soutien.
Des pénalités ont rapidement ponctué le déroulement : la Ferrari n°83 a écopé de cinq secondes pour une mauvaise procédure de départ ; la Toyota n°8 est restée immobilisée après un contact avec une Genesis ; et trois voitures (Ferrari n°50, Genesis n°19, Toyota n°7) ont reçu un drive‑through sous Full Course Yellow.
Mi‑course : incidents et nouvelles pénalités
Aux alentours de la deuxième heure, l’Alpine n°35 a récupéré la tête de la course, mais un contact avec une LMGT3 a contraint son pilote, Norman Nato, à purger une pénalité de cinq secondes. La Cadillac n°12, malgré un arrêt difficile à cause d’un problème à l’avant, a repris la course en dixième place après la sanction.
Les Peugeot n°94 et n°93 se sont également vues infliger des sanctions : un stop‑and‑go de 30 s pour excès de vitesse en stands et un drive‑through pour non‑respect des drapeaux bleus, respectivement.

Dernière heure : gestion de l’énergie et combats au sommet
Lorsque le brouillard a enveloppé Interlagos, les équipes ont dû optimiser leur consommation d’énergie. L’Alpine n°35, en tête, a été contrainte de réaliser un ultime arrêt avant la ligne d’arrivée, cédant la première place à la BMW n°15, suivie de la Ferrari n°51 et de la Cadillac n°12.
À dix minutes du drapeau à damier, Robin Frijns a provoqué un tête‑à‑queue entre les Ferraris n°50 et n°83, reléguant la n°50 à la huitième place. La BMW n°15 a conservé son avantage jusqu’à la fin, franchissant la ligne en première position.

Classements finaux et implications au championnat
Le podium final s’est confirmé : BMW n°15 première, Ferrari n°51 deuxième, Cadillac n°12 troisième. Le top 10 a été complété par la Cadillac n°38, la BMW n°20, la Ferrari n°83, l’Aston Martin n°007, l’Aston Martin n°009 et l’Alpine n°35.
Grâce à cette victoire, BMW a réduit l’écart au constructeur japonais Toyota à un point au classement des constructeurs. La BMW n°20 continue de mener le championnat des pilotes, devant la Toyota n°7, champion des 24 Heures du Mans.
En catégorie LMGT3, la Corvette n°34 du Racing Team Turkey by TF a remporté la course, suivie de la BMW n°69 du Team WRT et de la Porsche n°92 de The Bend Manthey.
La performance de la BMW n°15 à São Paulo confirme la capacité de l’équipe à exploiter les stratégies classiques dans des conditions changeantes, alors que les concurrents peinent à maîtriser leurs arrêts et leurs pénalités.