Fernando Alonso a prévenu que le Grand Prix de Grande‑Bretagne 2026 pourrait se transformer en une séance « triste » pour les pilotes, la nouvelle réglementation 2026 imposant une décharge énergétique prématurée sur le circuit de Silverstone.
Un circuit peu généreux en récupération d’énergie
Silverstone, dominé par de longues lignes droites – notamment Hangar Straight – et limité à de rares zones de freinage fort, ne permet que peu d’opportunités aux systèmes ERS de recharger les batteries, contrairement à d’autres circuits plus techniques.
Les simulations réalisées en salle de pilotage montrent que, dès la sortie de Brooklands (virage 6) jusqu’à l’entrée de Stowe (virage 15), les voitures atteindront un niveau de charge critique, entraînant une perte de puissance avant même d’aborder la partie haute du tracé.
Impact direct sur les sections emblématiques
En raison de l’insuffisance de récupération, les vitesses projetées dans la chaîne Maggots‑Becketts‑Chapel chutent nettement, passant d’environ 320 km/h en 2025 à moins de 280 km/h selon les derniers modèles de simulateur.
Alonso a souligné que le dératé systématique dans ces virages augmente la traînée aérodynamique et la résistance au roulement, doublant l’effet de ralentissement et rendant chaque tour « plus lent » que les circuits à effet de sol d’avant la saison 2026.
Déclarations de l’Espagnol devant les médias
Lors d’une conférence de presse relayée par Motorsport.com, le double champion a déclaré qu’une voiture performante ne suffirait plus à garantir un spectacle, ajoutant que le sport semblait « prendre une mauvaise direction » sous les contraintes énergétiques imposées.
Il a précisé que les deux prochains grands prix, à Spa‑Francorchamps et à Silverstone, offriront « une expérience différente » de ce que les fans ont connu avec les voitures à aspiration basse, Silverstone étant, selon lui, le meilleur exemple de ce type de circuit.
Stratégies d’usage de l’énergie à l’horizon
Alonso a envisagé que chaque circuit imposera une logique de gestion énergétique propre, obligeant les équipes à développer des modes de récupération adaptés, par exemple en privilégiant la régénération sur les longues droites tout en limitant le dératé dans les virages à haute charge.
Face à la question de l’évolution de Copse et Becketts, il a repris sa réplique du Japon : ces virages deviendront « à des bornes de recharge », illustrant la nécessité de repenser la dynamique du pilotage sur ces sections.
Illustration du pilote

Perspective finale
Si la récupération d’énergie reste insuffisante, les pilotes devront sacrifier la performance au profit de la survie énergétique, ce qui transformera le duel traditionnel en une démonstration technique plus sobre que ne l’attendaient les spectateurs.
