La cour d’appel de Versailles a confirmé le 19 juin le renvoi d’Achraf Hakimi, défenseur du PSG, devant la cour criminelle pour viol, et le footballeur a aussitôt formé un pourvoi en cassation.
Cassation et suite juridique
Le joueur de 27 ans, déjà mis en examen en février, conteste l’ordonnance du juge d’instruction qui l’a renvoyé. En déposant son recours, il cherche à annuler la décision de la cour d’appel et à repousser le procès prévu en première instance.
Son avocate, Maître Fanny Colin, a rappelé que Hakimi reste « ferme dans sa défense » et qu’il « a de nombreux éléments à présenter ». Aucun commentaire supplémentaire n’a été fourni aux médias.
Déclarations du footballeur
Sur le réseau X, Hakimi a indiqué attendre le procès « avec impatience » afin de « parler enfin ». Il a également affirmé traverser « une très bonne période, tant sur le plan personnel que professionnel », insistant sur le soutien de son entourage.
Le défenseur du Maroc, double vainqueur de la Ligue des champions, a souligné que les accusations le qualifient de « fausses », rappelant son rôle de leader de l’équipe nationale qui a atteint les seizièmes de finale du Mondial.
Réactions de la partie civile
Me Rachel‑Flore Pardo, avocate de la plaignante identifiée sous le nom d’emprunt « Jeanne », a déclaré que toutes les décisions rendues jusqu’ici favorisent la partie civile et que la femme « se battra jusqu’au bout pour obtenir justice ».
Dans une interview accordée à Mediapart, Jeanne a expliqué vouloir un procès pour se défendre, être entendue et contribuer à la lutte contre les violences sexuelles dans le football masculin.
Le prochain examen du dossier par la Cour de cassation déterminera si la procédure sera réouvertée ou si le procès en première instance se tiendra comme prévu.